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Délégation de députés français en Syrie : "Cette délégation n'a pas un but politique" mais "humaniste"

Brita Hagi Hasan, le président du conseil local des quartiers d'Alep-Est, a réagi dimanche sur franceinfo à la venue d'une délégation de députés français en Syrie.

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Radio France
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Hagi Hasan Brita, président du conseil local des quartiers d'Alep-Est (à gauche), en compagnie de François Hollande, à Paris, le 19 octobre 2016. (ALAIN JOCARD / AFP)

Dimanche 11 décembre, une délégation de trois députés français est en partance pour la Syrie. Elle est composée des députés Cécile Duflot (EELV), Hervé Mariton (LR), Patrick Menucci (PS) et du maire du IIe arrondissement de Paris, Jacques Boutault. La délégation va accompagner en Syrie, voire jusqu'à Alep, Brita Hagi Hasan, le président élu du conseil local des quartiers Alep-Est, aussi appelé maire d'Alep-Est.

"La France a beaucoup essayé"

Brita Hagi Hasan compte sur cette visite pour alerter sur le sort des populations civiles d'Alep-Est qui traverse une véritable crise humanitaire : "Cette délégation n'a pas un but politique ou politicien, a-t-il expliqué dimanche à franceinfo. Nous ne voulons pas aborder en détail les sujets et les complexités de la politique syrienne".

C'est une mission civile qui a pour but de mettre toute la lumière sur le drame qui est en train de se jouer, bien au-delà des débats qu'on peut avoir entre pro-régime et pro-opposition. Ce qui se passe, c'est un sujet humaniste.

Brita Hagi Hasan, président élu du conseil local des quartiers d'Alep-Est

sur franceinfo

"Nous remercions la France, pays ami des révolutions, de s'intéresser à notre situation. Nous savons que la France a essayé de faire beaucoup de propositions à l'Onu qui, malheureusement, se sont toujours heurtées à un véto russe", a ajouté le maire d'Alep-Est. Il souligne également, que même sans ce véto de la Russie, une action pouvait être menée pour venir en aide aux civils : "Il y a en fait, en droit international, le droit d'intervenir même sans accord du Conseil de sécurité de l'Onu, même dans un cas de veto, quand il y a une situation d'urgence humanitaire."

"C'est une mission civile qui a pour but de mettre toute la lumière sur le drame humanitaire", Brita Hagi Hasan, maire d'Alep-Est.
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