Syrie : pas d’unité nationale dans la classe politique française

En France, la classe politique s’est montrée très divisée après les frappes en Syrie. Hormis les élus de la majorité, beaucoup les ont condamnées.

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La classe politique en ordre dispersé. Après les frappes de la coalition en Syrie, de l’extrême droite à la gauche, tous ont réagi. Beaucoup ont condamné, à l’image de la France Insoumise, qui s’est dite préoccupée : "Je suis très triste et très inquiet et je compte sur le sang-froid des Russes pour que les choses en restent là", a déclaré Jean-Luc Mélenchon.
L’extrême droite a, elle, demandé des preuves : "On voit bien que la France intervient là en dehors de tout mandat de l’ONU, à la demande express des États-Unis alors même que les enquêteurs ne font qu’arriver aujourd’hui en Syrie", a déploré Marine Le Pen.

Soutien à gauche

Le député de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan a parlé d’un "engrenage dangereux". À droite, on redoute la surenchère avec la Russie : "Monsieur Trump et Monsieur Macron, qui s’aiment beaucoup, ont envie de jouer aux fiers-à-bras, montrer leurs muscles. On ne joue pas à la communication lorsque la paix du monde est en jeu, derrière il y a un engrenage potentiel", a dit Éric Ciotti.
À gauche, le PS et Hollande se sont dits favorables : "Les frappes qui ont été décidées étaient justifiées parce que le régime de Bachar el-Assad avait manqué à toutes ses responsabilités de devoirs humanitaires". Lundi matin, le Premier ministre recevra les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale et les informera sur les opérations des armées françaises en Syrie.

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La présidente du Front national Marine Le Pen à l\'Elysée, le 21 novembre 2017.
La présidente du Front national Marine Le Pen à l'Elysée, le 21 novembre 2017. (LUDOVIC MARIN / AFP)