Syrie : l'ONU rejette une résolution de la Russie prolongeant les enquêtes sur les armes chimiques

Le projet russe réclamait une révision de la mission des enquêteurs, dont le travail n'est pas jugé objectif par la Russie.

Vote au Conseil de sécurité de l\'ONU sur une résolution américaine prolongeant le mandat des enquêteurs sur les armes chimiques en Syrie, le 16 novembre 2017 à New York. 
Vote au Conseil de sécurité de l'ONU sur une résolution américaine prolongeant le mandat des enquêteurs sur les armes chimiques en Syrie, le 16 novembre 2017 à New York.  (LUCAS JACKSON / REUTERS)

Nouveau bras de fer entre Washington et Moscou sur le dossier syrien. Le Conseil de sécurité des Nations unies a rejeté, jeudi 16 novembre, un projet de résolution russe prolongeant le mandat des experts internationaux enquêtant sur les armes chimiques en Syrie

Le projet russe a recueilli quatre voix pour, sept contre et quatre abstentions. Il réclamait une révision de la mission des enquêteurs, dont le travail n'est pas jugé objectif par la Russie. 

Plus de 80 morts dans une attaque au gaz sarin

Un peu plus tôt, Moscou avait mis son veto sur un autre projet de résolution rédigé par les Etats-Unis, prolongeant d'un an le mandat des experts internationaux enquêtant sur l'utilisation de ces armes chimiques en Syrie. Le mandat des enquêteurs s'achève jeudi soir.

Cela fait plusieurs semaines que le renouvellement de ce mandat est au centre d'un bras de fer entre Washington et Moscou, divisés sur le dernier rapport des experts onusiens et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Ils ont conclu fin octobre à l'implication d'un avion bombardier du régime syrien dans une attaque au gaz sarin commise le 4 avril à Khan Cheikhoun qui a fait plus de 80 morts.

Depuis, la Russie, qui considère, comme Damas, que l'attaque est en réalité l'explosion d'un obus au sol dans une zone contrôlée par des rebelles et des jihadistes, ne cesse de dénoncer des approximations dans le rapport du groupe dirigé par le Guatémaltèque Edmond Mulet.