En Syrie, les soupçons d'une attaque chimique pèsent sur le régime d'Assad

La communauté internationale se dit indignée après une possible attaque chimique en Syrie, imputée au régime de Bachar al-Assad. Le Conseil de sécurité doit se réunir demain. Les casques blancs syriens affirment que 48 personnes ont péri dans la ville de Douma, près de Damas. Des images qui peuvent choquer.

Les hélicoptères du régime viennent de larguer leurs bombes sur Douma, près de Damas. Une fumée suffocante envahit les rues. Les casques blancs, ces secouristes bénévoles qui filment leurs interventions dans les zones rebelles, se ruent dans les décombres à la recherche de survivants. Dans l'escalier gisent des victimes, le corps apparemment intact, et de l'écume aux lèvres. Dans les hôpitaux de fortune, des enfants sont placés sous assistance respiratoire. Il y aurait des dizaines de cas de suffocation. Des victimes sont aspergées d'eau afin de neutraliser l'effet du poison. Les secouristes dénoncent une attaque à l'arme chimique, sans doute au chlore. Le démenti du régime syrien est immédiat, et de ses alliés russes et iraniens qui crient à la manipulation.

La menace de Donald Trump

A Paris, Jean-Yves le Drian, ministre des Affaires étrangères, a dit exprimer son "extrême préoccupation devant les informations faisant état d'un nouvel usage d'armes chimiques (...) La France s'emploie activement (...) à vérifier la réalité et la nature de ces frappes". Dans un tweet, Donald Trump menace : "De nombreux morts (...) dans une attaque chimique en Syrie... Le président Poutine, la Russie et l'Iran sont responsables pour leur soutien à l'animal Assad. Il faudra payer le prix fort". Il y a un peu plus d'un an, une attaque chimique contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun avait fait 83 morts. Les Etats-Unis avaient répliqué en lançant une frappe ciblée sur une base syrienne sans conséquence aucune sur le cours de la guerre.

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Des nuages de fumée s\'échappent de la ville de Douma (Syrie), le 7 avril 2018.
Des nuages de fumée s'échappent de la ville de Douma (Syrie), le 7 avril 2018. (STRINGER / AFP)