Attaques chimiques en Syrie : Washington et Moscou jouent la temporisation

Les intentions belliqueuses exprimées, en premier lieu, sur le dossier syrien ont changé de ton. Si les menaces de frappes restent toujours sérieuses, aussi bien Washington que Moscou tentent de calmer le jeu.

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Hier soir, le compte Twitter de Donald Trump le montrait tout sourire et entouré des leaders républicains dans le Bureau ovale. Sans aucune tonalité belliqueuse ni référence à la Syrie. Preuve que sur la question de la riposte militaire, la Maison Blanche... temporise. "Toutes les options sont sur la table, mais la décision finale n'a pas été prise", déclare Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de la Maison Blanche.

Nouvelle réunion à l'ONU ce jeudi

Temporisation également à Moscou, même si Washington continue d'accuser la Syrie et la Russie d'être responsables de l'attaque chimique présumée dans la Ghouta. "Nous espérons que le bon sens finira par l'emporter et que les relations internationales prendront une direction constructive", évoquait Vladimir Poutine.

Cette séquence diplomatique se poursuivra, cet après-midi à l'ONU où une nouvelle réunion de crise est prévue. Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, appelle à éviter une "situation hors de contrôle".

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Nikki Haley, ambassadrice américaine à l\'ONU, siège au Conseil de sécurité, à New York (Etats-Unis), le 10 avril 2018.
Nikki Haley, ambassadrice américaine à l'ONU, siège au Conseil de sécurité, à New York (Etats-Unis), le 10 avril 2018. (HECTOR RETAMAL / AFP)