Cet article date de plus de treize ans.

Quand les Indignés campent à la Défense (Web reportage)

Le 4 novembre, des "Indignés" se sont installés sur l'esplanade de la Défense, devant la Grande Arche. Leur campement a été démantelé par la police cette nuit. Notre reporter a pu rencontrer ces hommes et ces femmes qui s'endormaient sur des cartons, avant que les forces de l'ordre n'interviennent. Au-dessus de leurs têtes, des banderoles dénoncent le pouvoir de la finance et réclament la réappropriation de l'espace public par les citoyens.
Article rédigé par Caroline Caldier
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1min
Franceinfo (Franceinfo)

Les hautes tours du quartier d'affaire s'élancent dans le ciel. Pendant plus de dix jours des "indignés" ont tenu leur camp sur cette esplanade, symbole de la finance parisienne. Cette nuit, la police est intervenue pour le démanteler. Mais aucune interpellation n'a eu lieu et les indignés tentent de le reconstituer.

Sur leur page Facebook, hors d'atteinte de la police, chaque jour dans toute la France, ils témoignent de leur engagement à "dénoncer le pouvoir de la finance" et à "se battre pour la liberté d'expression dans l'espace public" .

De jour en jour les températures se font plus hivernales. Plus de tentes, elles ont été "embarquées par les forces de l'ordre", raconte Guillaume, l'un des porte-parole du mouvement. La fatigue commence à marquer les visages. Mais si la mobilisation est modeste (en moyenne une centaine de personnes présentes), elle semble résister au découragement. Pour preuve, la cuisine faite de palettes a été reconstruite pour la quatrième fois.

"Des employés nous donnent de la nourriture en sortant du bureau" (Guillaume)

Ils semblent tous bien petits face à ces hautes tours. Mais ils savent que dans plus de mille villes dans le monde, d'autres "indignés" réclament comme eux un vrai partage des richesses pour tous. Et cette globalité du mouvement, c'est là toute leur force.

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