Quand Jeb Bush moque la "semaine de travail française" de ses rivaux

Le troisième débat des candidats républicains mercredi soir à Boulder, dans le Colorado a donné lieu à de vifs échanges entre les candidats à la Maison-Blanche. Où il a aussi été question de la France.

(Jeb Bush patine dans les sondages © Mark J. Terrill/AP/SIPA)

 Ce devait être le débat des professionnels du parti contre les deux trublions, Donald Trump et Ben Carson, qui dominent largement dans les sondages. Et d’ailleurs, dès le début  le gouverneur de l’Ohio, John Kasich met en garde les électeurs :  

"Nous sommes sur le point peut-être de désigner quelqu’un incapable d’être président ". L’attaque est rude, mais on en reste là et la soirée tourne vite au duel entre deux amis de Floride, père et fils en politique. Voici donc Jeb Bush qui reproche à Marco Rubio son absentéisme au Sénat depuis le début de la campagne :

"Marco, lorsque tu t'es engagé, c'était pour un mandat de six ans. Le Sénat, ce n'est pas une semaine à la française où on travaille trois jours et puis on se repose..."

 Sur son compte twitter Jeb Bush en rajoute d’ailleurs, semaine de travail à la française versus réalisations réelles écrit-il. 

Humour républicain, sans doute, mais pour Marco Rubio, c’est avant tout le geste d’un candidat aux abois : "La seule raison que tu as de faire ça , lui lance-t-il, c’est que nous sommes concurrents et qu’on t’a conseillé de t’en prendre à moi" . De fait, cette attaque tourne au boomerang, et pendant la suite du débat Jeb Bush peine à convaincre. En politique, essayer de tuer le fils ne permet pas toujours de relancer une campagne qui patine.

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