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LA PHOTO. Au Yémen, le chaos de la guerre alimente la tragédie humaine

Le Yémen se déchire. D'un côté, le président Hadi élu en 2012, reconnu par la communauté internationale et soutenu par l'Arabie Saoudite. De l'autre, les rebelles chiites Houthis qui ont contraint Hadi à l'exil en 2014, après la prise de la capitale Sanaa, toujours entre leurs mains. Depuis mars 2015, l'implication de Ryad à la tête d'une coalition arabe expose les civils à la violence des combats
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France Télévisions Rédaction Afrique
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un soldat fait le V de la victoire au volant de son véhicule mitraillé, quinze jours après avoir repris la ville aux rebelles Houthis, avec l’appui de la coalition arabe emmenée par Ryad.
Marib, située dans une région riche en pétrole et en gaz, principal fournisseur d’électricité du pays, est devenue au fil des mois et de l’emprise des combats, la cité la plus armée du pays. Pas un habitant qui ne se promène sans son fusil en bandoulière. De leur propre aveu, les Yéménites considèrent qu’avec moins de trois armes à feu sur soi, on n’est pas protégé. Le marché de Marib regorge de Kalachnikov, de pistolets et de grenades. Dans le même temps, trois enfants sont tués chaque jour selon l’Unicef et 500.000 souffrent de malnutrition aiguë. Le blocus organisé par la coalition arabe, soupçonnée de crimes de guerre, empêche les denrées d’arriver. Depuis mars 2015, plus de 100.000 Yéménites se sont réfugiés dans les pays voisins. (Angus Mc DOWALL / REUTERS)
A Marib, au nord-est du Yémen, le 15 octobre 2015, un soldat fait le V de la victoire au volant de son véhicule mitraillé, quinze jours après avoir repris la ville aux rebelles Houthis, avec l’appui de la coalition arabe emmenée par Ryad.
Marib, située dans une région riche en pétrole et en gaz, principal fournisseur d’électricité du pays, est devenue au fil des mois et de l’emprise des combats, la cité la plus armée du pays. Pas un habitant qui ne se promène sans son fusil en bandoulière. De leur propre aveu, les Yéménites considèrent qu’avec moins de trois armes à feu sur soi, on n’est pas protégé. Le marché de Marib regorge de Kalachnikov, de pistolets et de grenades. Dans le même temps, trois enfants sont tués chaque jour selon l’Unicef et 500.000 souffrent de malnutrition aiguë. Le blocus organisé par la coalition arabe, soupçonnée de crimes de guerre, empêche les denrées d’arriver. Depuis mars 2015, plus de 100.000 Yéménites se sont réfugiés dans les pays voisins.

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