Guerre au Yémen : le revirement des Américains

"La guerre au Yémen doit cesser", déclarait ce mercredi 31 octobre la ministre de la Défense, Florence Parly, tout en expliquant que la France n'était qu'un modeste fournisseur d'armes à l'Arabie Saoudite. Les Saoudiens et leurs alliés sont accusés de bombarder des zones peuplées au Yémen.

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C'est un appel qui pourrait mettre fin à une guerre et la pire crise humanitaire au monde. Un changement de pied des États-Unis qui jusque-là avait laissé faire et demandent aujourd'hui des négociations urgentes. "Nous devons progresser dans l'effort de paix et on ne doit pas dire on le fera dans le futur. On doit le faire dans les trente prochains jours. Nous avons ignoré ce problème depuis trop longtemps", a déclaré James Mattis, ministre américain de la Défense. 

Le déclic après l'affaire Khashoggi

Une déclaration qui vise l'Arabie Saoudite, partie prenante de la guerre au Yémen. Les Américains ont décidé de faire pression sur leur allié. Une conséquence directe de l'affaire Khashoggi, ce journaliste tué en Turquie. Son meurtre par des Saoudiens a suscité l'indignation. Des bombardements de civiles et une guerre de quatre ans responsables de la famine.

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Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lors d\'une rencontre avec des militaires américains à Kandahar (Afghanistan), le 28 septembre 2017.
Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lors d'une rencontre avec des militaires américains à Kandahar (Afghanistan), le 28 septembre 2017. (JETTE CARR / DOD / AFP)