Au Yémen, les séparatistes renoncent à leur autonomie et acceptent l'accord de Ryad

Le conflit entre le gouvernement et les séparatistes du STC, en principe alliés contre les rebelles Houthis, représente une guerre dans la guerre au Yémen.

Un bombardement au Yemen, le 1er juillet 2020.
Un bombardement au Yemen, le 1er juillet 2020. (MOHAMMED HUWAIS / AFP)

Revirement au Yémen. Les séparatistes du sud du Yémen ont annoncé mercredi 29 juillet renoncer à leur autonomie et se sont dit prêts à mettre en œuvre l'accord de Ryad, qui prévoit un partage du pouvoir dans le sud entre le gouvernement et eux. L'Arabie saoudite a confirmé avoir proposé un plan pour "accélérer" la mise en œuvre de l'accord de Ryad de 2019.

Le plan prévoit que le Premier ministre yéménite forme un nouveau gouvernement d'ici à 30 jours, ainsi que la nomination d'un nouveau gouverneur à Aden, la capitale du sud, où sont basés les séparatistes. Les efforts de l'Arabie saoudite "ont conduit le gouvernement yéménite et le Conseil de transition du sud à accepter le mécanisme proposé pour mettre en œuvre l'accord de Ryad", s'est félicité le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, sur Twitter.

Une guerre dans la guerre

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé en Arabie saoudite, avait exhorté fin juin les séparatistes à "mettre fin à l'effusion de sang" et à respecter un accord de partage du pouvoir, lors de sa première prise de parole depuis leur déclaration d'autonomie du sud en avril. Le conflit entre le gouvernement et les séparatistes du STC, en principe alliés contre les rebelles Houthis, représente une guerre dans la guerre au Yémen.

Cette guerre dans la guerre a rendu encore plus complexe un conflit qui, en cinq ans, a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué, selon l'ONU, la pire crise humanitaire en cours dans le monde au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique.