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Vidéo Le récit du marine qui a tué Ben Laden mis en images

L'interview réalisée par le journaliste Phil Bronstein a été entièrement traduit en français par "Courrier International".

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France Télévisions
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Capture d'écran de la vidéo du Center for Investigative Reporting (CIR) reprenant le témoignage du marine qui a tué Ben Laden, avec la traduction de "Courrier International". (YOUTUBE / FRANCETV INFO)

Le témoignage était exceptionnel sur le fond. Il l'est désormais sur la forme. Après l'interview, publiée le 11 février dans le magazine américain Esquire (en anglais), du soldat qui a tué Oussama Ben Laden, le Center for Investigative Reporting (CIR), une organisation qui se consacre au journalisme d'investigation, a mis en ligne le 20 février une version étonnante de ce témoignage.

La parole du marine a été recueillie par Phil Bronstein, qui a été correspondant aux Philippines, en Amérique latine et au Moyen-Orient et qui se trouve être le président exécutif du CIR. Le récit est mis en images avec des dessins et s'intitule The Shooter. Le CIR a également fait lire le texte, par une autre personne pour qu'on ne reconnaisse pas la voix du témoin et qu'il soit protégé.

La vidéo de 18 minutes mise en ligne sur YouTube a été entièrement traduite par Courrier International.

Le militaire raconte l'opération : le chef d'Al-Qaïda était dans le noir, ne voyait rien, tandis que lui était équipé de lunettes de vision nocturne. "Il y avait Ben Laden là, debout. Il avait ses mains sur les épaules d'une femme, la poussant devant, pas exactement vers moi mais dans la direction du vacarme du couloir. C'était sa plus jeune femme, Amal." Il raconte avoir tiré deux balles, puis une autre, dans la tête de l'homme le plus recherché au monde. "Il était mort. Il ne bougeait pas. Sa langue pendait. Je l'ai vu prendre ses dernières inspirations, juste une respiration réflexe", détaille le militaire, qui se dit "stupéfait" par la grande taille de Ben Laden.

Malgré ses faits d'armes, à 35 ans et après seize ans dans l'armée, le marine se retrouve aujourd'hui sans retraite ni assurance-maladie parce qu'il n'a pas passé les vingt ans nécessaires sous les drapeaux pour bénéficier d'une protection sociale à vie. Il vit toujours avec sa femme, dont il est pourtant séparé, et est maintenant consultant, payé à la mission.

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