Attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite : la France va participer aux enquêtes sur place

Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, en avait fait la demande à Emmanuel Macron. 

Le site d\'Abqaiq, en Arabie saoudite, le 16 septembre 2019 après les attaques par drones. 
Le site d'Abqaiq, en Arabie saoudite, le 16 septembre 2019 après les attaques par drones.  (HO / PLANET LABS INC / AFP)

La France participera aux enquêtes sur les attaques contre les installations pétrolières saoudiennes. Emmanuel Macron a confirmé au prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, que la France allait envoyer des experts sur place, a indiqué l'Elysée mercredi 18 septembre.

Le président français, qui a rencontré son homologue saoudien mardi, "a fermement condamné les attaques ayant visé des sites pétroliers à Abqaiq et Khurais.Il a également assuré de "la solidarité de la France avec l'Arabie saoudite et sa population face à ces attaques et réaffirmé l'engagement de la France en faveur de la sécurité de l'Arabie saoudite et de la stabilité de la région."

"En réponse à la demande des autorités saoudiennes", le chef de l'Etat "a confirmé au prince héritier l'envoi en Arabie saoudite d'experts français pour participer aux enquêtes destinées à faire toute la lumière sur l'origine et les modalités des attaques du 14 septembre", est-il précisé.

Les Etats-Unis accusent l'Iran

Donald Trump est lui convaincu que ces drones ont été lancés depuis l'Iran avec des missiles de croisière. Il a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Mike Pompeo, afin d'estimer la réponse qu'apporteront les Etats-Unis et l'Arabie saoudite. 

Les rebelles Houthis du Yémen ont revendiqué des attaques de drones visant deux sites dans l'est de l'Arabie saoudite. L'usine d'Abqaiq, la plus grande au monde pour le traitement de pétrole, et le champ pétrolier de Khurais ont été fortement dégradés, provoquant la réduction de la production saoudienne de 5,7 millions de barils par jour, qui représente 6% de la production mondiale.