Syrie : libération de 553 personnes arrêtées pendant la contestation

Cette annonce intervient juste après un avertissement de la Ligue arabe sur la nécessité de mettre en oeuvre son plan de sortie de crise.

Manifestation à Hama, en Syrie, filmée et diffusée sur YouTube le 4 novembre 2011. 
Manifestation à Hama, en Syrie, filmée et diffusée sur YouTube le 4 novembre 2011.  (YOUTUBE / AFP)

L'appel de la Ligue arabe a-t-il été entendu ? L'agence arabe syrienne d'informations Sana a annoncé samedi 5 novembre que 553 personnes arrêtées lors du mouvement de contestation, "qui n'ont pas de sang sur les mains", avaient été libérées, "à l'occasion de la fête Al-Adha". Sana a en outre fait état de "la libération récemment de 119 autres détenus", sans fournir de détails notamment si leur arrestation est liée à la contestation.

Un peu plus tôt, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi avait prévenu : "L'échec de la solution arabe aurait des conséquences catastrophiques sur la situation en Syrie et dans la région". Une déclaration faite alors qu'entre vendredi et samedi, 30 personnes ont été tuées dans le pays. 

Deux semaines pour ouvrir un dialogue avec l'opposition

Ce plan signé mercredi prévoit un arrêt total des violences, la libération des milliers de personnes arrêtées dans le cadre de la répression, le départ de l'armée des villes et la libre circulation des observateurs et médias internationaux, avant l'ouverture d'un dialogue entre le régime et l'opposition. 

Selon le numéro 2 de la Ligue arabe, Ahmed Ben Hilli, président syrien Bachar Al-Assad dispose de deux semaines pour ouvrir le dialogue avec l'opposition, à compter de la date à laquelle Damas a donné son accord. "La violence aurait dû s'arrêter le jour même où ils ont accepté le plan", a-t-il souligné. Au total, plus de 3.000 personnes sont mortes des violences en Syrie depuis la mi-mars, selon l'ONU.