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Sarkozy menace l'Iran dans une lettre à Netanyahu

Le président français a adressé une lettre "personnelle" au premier ministre israélien, qu'il avait qualifié de "menteur" il y a quelques jours.

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France Télévisions
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Le premier ministre israélien Netanyahu et le président français Sarkozy s'entretiennent le 21 septembre 2011 à New York. (ERIC FEFERBERG / AFP PHOTO)

Nicolas Sarkozy a récemment adressé une lettre "personnelle" au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans laquelle le président français promet d'oeuvrer en faveur de sanctions accrues contre l'Iran, révèle dimanche 13 octobre le quotidien israélien Yédiot Aharonot.

L'Elysée a confirmé l'existence d'une lettre du président français au chef du gouvernement israélien, mais le contenu de la missive n'a été divulgué par aucune des parties.

Paris envisage des "sanctions dures et sans précédent"

Selon une traduction en hébreu de cette lettre, Nicolas Sarkozy s'engage à faire adopter "des sanctions dures et sans précédent" si l'Iran refuse de coopérer avec l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA).

Paris a plaidé pour des "sanctions nouvelles et fortes" après la publication mercredi d'un rapport de l'AIEA étayant les soupçons sur une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien, que Téhéran assure strictement civil.

Dimanche, Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois appelé la communauté internationale à "arrêter la course de l'Iran vers l'arme nucléaire". Dans son courrier, Nicolas Sarkozy réaffirme que l'existence d'Israël est menacée par le régime de Téhéran et propose que la France et Israël restent "en contact étroit" dans les jours qui viennent.

Sarkozy assure Netanyahu de son amitié

Le président français paraphe sa correspondance en assurant le premier ministre israélien de son amitié. Cette lettre a été envoyée après des déclarations attribuées à Nicolas Sarkozy traitant Benjamin Netanyahu de "menteur" lors d'une conversation privée avec le président américain Barack Obama le 3 novembre au sommet du G20 à Cannes.

Cet échange, révélé par le site internet Arrêt sur images, n'était pas destiné à être entendu par les journalistes. Le gouvernement israélien s'est abstenu de tout commentaire.

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