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Plus de 50 000 Egyptiens contre le pouvoir de l'armée

Réunis place Tahrir au Caire, des milliers de manifestants ont réclamé aux militaires une date pour la remise du pouvoir aux civils. 

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Des milliers d'Egyptiens ont manifesté contre le pouvoir militaire, vendredi 18 novembre 2011, place Tahrir au Caire.  (MOHAMED ABD EL GHANY / REUTERS)

Les Egyptiens redescendent dans la rue. Plus de 50 000 manifestants se sont rassemblés, vendredi 18 novembre, place Tahrir au Caire, pour protester contre le pouvoir militaire. Des milliers de personnes ont aussi défilé à Alexandrie (nord), bastion traditionnel des Frères musulmans, selon l'agence officielle égyptienne Mena.

La manifestation dans la capitale a regroupé une majorité d'islamistes ainsi que des sympathisants de formations laïques libérales ou de gauche, et des mouvements pro-démocratie à l'origine de la révolte qui a renversé le président Hosni Moubarak en février.

Francetv info et REUTERS

Ces rassemblements interviennent à dix jours des premières élections législatives depuis la chute du raïs. Prévues le 28 novembre, elles doivent s'étaler sur près de quatre mois. Deux problèmes sont à l'origine de la mobilisation. 

• Une date pour transmettre les commandes de l'Etat

"Le peuple réclame un calendrier pour la remise du pouvoir", pouvait-on lire sur une des banderoles déployées place Tahrir, haut lieu de la contestation depuis plusieurs mois.

Aux commandes depuis la démission du raïs, l'armée a en effet promis de céder le pouvoir aux civils dès qu'un président serait élu... mais sans donner de date. L'élection pourrait ne pas avoir lieu avant fin 2012 voire 2013. 

• Une charte taillée pour les militaires

Les griefs des manifestants portent aussi sur un projet de charte de principes constitutionnels présenté par le vice-Premier ministre Ali Silmi. 

Ce projet controversé, plusieurs fois amendé, pourrait priver le Parlement du droit de contrôle sur le budget de l'armée, et laisserait aux militaires le dernier mot pour toute législation les concernant.

Réclamée à l'origine par les groupes libéraux et laïcs, cette charte est désormais accusée de limiter la marge de manœuvre de la commission qui sera formée par le prochain Parlement pour rédiger une nouvelle Constitution.

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