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Sur Twitter, les militants de l'Etat islamique devenus silencieux

Selon Reuters, qui cite des sources gouvernementales, plusieurs comptes Twitter affiliés au groupe jihadiste ne diffusent plus de messages.

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France Télévisions
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Des combattants de l'Etat islamique entrent dans la ville de Mossoul, le 23 juin 2014, en Irak.  (AP / SIPA)

Washington a-t-il fait pression sur Twitter pour limiter les messages provenant de jihadistes de l'Etat islamique ? Les utilisateurs du compte de l'Etat islamique (EI), qui revendiquaient jusqu'ici les actes violents du groupe sur le réseau social, sont brusquement devenus silencieux ces derniers jours, indiquent plusieurs sources gouvernementales américaines, samedi 13 septembre.

Plusieurs comptes affiliés au groupe jihadiste paraissent avoir été mis en veille. Cités de façon anonyme par Reuters, des responsables de l'administration affirment ne pas être au courant d'initiatives du gouvernement visant à fermer ces comptesCertains spécialistes suggèrent que les islamistes ont pu basculer sur d'autres réseaux comme le service russe VKontakte ou le réseau décentralisé Diaspora.

Des menaces à l'encontre d'employés de Twitter

Cette interruption intervient alors que plusieurs comptes d'utilisateurs liés à l'EI ont menacé des employés de Twitter dernièrement. Twitter a ainsi suspendu plusieurs comptes ces derniers mois, dont celui d'un utilisateur qui évoquait des représailles contre des personnes travaillant dans la société. Toutefois, aucun lien n'a pu être établi entre les deux incidents. 

Cette situation pose en tout cas la question de la restriction de contenu sur les réseaux sociaux et des règles concernant ces comptes de propagande jihadiste. Twitter est en effet devenu un outil de communication très prisé des militants ou des activistes armés.

Si sa charte interdit toute menace de violence directe et spécifique visant les autres, les comptes qui prétendent être affiliés à des groupes militants figurant sur la liste des organisations terroristes du département d'Etat, comme l'EI, ne les enfreignent pas forcément. 

En cas de doute, l'administration américaine signale les personnes soupçonnées de "terrorisme" ou d'"extrémisme" auprès des sociétés concernées, comme Facebook ou Twitter. Celles-ci agissent ensuite comme elles l'entendent, explique un responsable gouvernemental.

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