Strasbourg : comment la cavale s'est terminée

France 3 revient sur les ultimes minutes de la cavale de Cherif Chekatt, abattu à Strasbourg (Bas-Rhin) par la police après un échange de tirs.

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C'est une riveraine qui filme. Au sol, l'homme le plus recherché de France. Un policier le tient en joue, on distingue le point lumineux de son viseur. À cet instant, les forces de l'ordre ne savent pas s'il est toujours vivant. Ultime vérification, puis confirmation : Cherif Chekatt vient d'être abattu, il est 21 heures passées jeudi 13 décembre.

À ses côtés, l'arme dont il s'est servi pour ses crimes : un pistolet de collection datant de la fin du 19e siècle. Dans le quartier du Neudorf à Strasbourg (Bas-Rhin), où les policiers avaient perdu sa trace, tout s'est soudain accéléré rue du Lazaret. Une équipe de la sécurité publique en patrouille repère un homme qui ressemble au signalement du suspect. Il semble blessé et tente de rentrer dans un immeuble. Les policiers font demi-tour, deux d'entre eux sortent du véhicule, s'adressent à lui et tout s'enchaîne.

Un couteau et des munitions retrouvés sur Cherif Chekatt


"L'individu s'est retourné, pointant son arme (...) dans leur direction pour tirer. Un projectile a atteint le véhicule de police. (...) Deux des trois policiers ont alors riposté, tirant à de nombreuses reprises et tuant l'auteur", a relaté devant la presse Rémy Heitz, procureur de la République de Paris. Les échanges de tirs ont retenti dans tout le quartier. Douze impacts sont relevés sur la porte de l'immeuble. De longues secondes pour les occupants, cloîtrés chez eux.

Sur le corps du terroriste, les enquêteurs retrouvent des munitions, un couteau et une poignée d'euros. Pas de téléphone. Avait-il de quoi assurer sa fuite plus longtemps ? Tous les indices sont relevés, puis la dépouille est évacuée pour être autopsiée. L'opération se termine dans la nuit, sous les applaudissements de soulagement et les remerciements de quelques habitants au passage des forces de l'ordre.

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Des policiers à Strasbourg, le 13 décembre 2018.
Des policiers à Strasbourg, le 13 décembre 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)