Quels pays participent aux frappes contre l'Etat Islamique ?

Alors que le Royaume-Uni vient vient de rejoindre la coalition anti-jihadistes, francetv info détaille les forces en présence.

Un avion Rafale, le 25 septembre 2014, sur une base des Emirats-Arabes-Unis, après un survol de l\'Irak. 
Un avion Rafale, le 25 septembre 2014, sur une base des Emirats-Arabes-Unis, après un survol de l'Irak.  (ECPAD / AFP)

Les Etats-Unis ont mené, dans la nuit de vendredi à samedi 27 septembre, de nouvelles frappes aériennes en Syrie contre l'organisation Etat islamique, alors que trois pays européens, dont le Royaume- Unis, viennent de se joindre les anti-jihadistes. L'occasion pour francetv info de détailler les membres de cette coalition menée par les Etats-Unis. 

Pour frapper l'Etat islamique en Irak uniquement

La France. Des Rafale survolent et bombardent l'Irak depuis le 19 septembre. Mais Paris se refuse pour le moment à intervenir en Syrie. "La question est posée" a déclaré Jean-Yves Le Drian. Pour l'heure, l'action française en Syrie se limite à un soutien à l'Armée syrienne libre, qui combat les forces gouvernementales du président Bachar Al-Assad.

Le Royaume-Uni. Une très large majorité de députés a voté en faveur d'une motion déposée par le Premier ministre David Cameron, qui a appelé à "détruire (...) un réseau de la mort". Le texte autorise le "recours aux frappes aériennes" en Irak et spécifie que Londres "ne déploiera aucun soldat britannique dans les zones de combat". Avec ce feu vert, l'entrée en action des six chasseurs-bombardiers britanniques Tornado basés à Chypre pourrait intervenir rapidement.

La Belgique. En Belgique, le Parlement a également donné son feu vert à une intervention, en Irak uniquement là-aussi, et six avions de combat F-16 ont quitté le pays en direction de la Jordanie.

Danemark. Copenhague a annoncé, vendredi 27 septembre, le déploiement de sept F-16 en Irak pour participer à l'offensive.

Pour frapper l'Etat islamique en Irak et Syrie

Arabie Saoudite. Selon le Pentagone, 10 des 16 avions qui ont bombardé des raffineries contrôlées par le groupe, le 23 septembre, étaient saoudiens ou émiratis et ils ont largué 80% du tonnage total d'explosifs. Depuis, les pilotes de chasse qui ont participé à ces bombardements font l'objet de menaces de mort sur les réseaux sociaux, après la publication de leurs photos par des médias.

Jordanie. Voisin de l'Irak et de la Syrie, le royaume hachémite a indiqué avoir participé activement aux premiers raids sur le sol syrien, affirmant sa volonté de partager "les efforts pour vaincre le terrorisme dans ses bases"Le pays sert également de base pour d'autres membres de la coalition, comme la Belgique

Bahreïn. Le pays, qui abrite la Ve Flotte américaine, a confirmé avoir mené, avec d'autres monarchies du Golfe, des raids aériens contre les jihadistes de l'EI en Syrie. 

Emirats-Arabes-Unis. C'est une femme pilote a commandé une escadrille qui a mené des raids pour l'armée de l'Air des Emirats. Elle aussi a été menacée. 

Quatar. Le pays s'est montré discret jusqu'ici sur sa participation. Mais il met à la disposition des Américains la base aérienne d'Udeid, qui accueille le principal centre aérien du Centcom, le commandement militaire chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. L'émir du Qatar a également nié que son pays finance des groupes extrémistes et affirmé un engagement sans faille et à long terme dans la coalition.