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Syrie : la Grande-Bretagne lance ses premières frappes sur l'Etat islamique quelques heures après le vote au Parlement

Quatre Tornado ont décollé dans la nuit de Chypre, où la Royal Air Force dispose de huit appareils de ce type, pour attaquer des positions du groupe Etat islamique jeudi matin.

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France Télévisions
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Capture d'écran du débat au Parlement britannique sur les frappes en Syrie, le 2 décembre 2015 à Londres (Royaume-Uni).  (PRU / AFP)

Quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, la Grande-Bretagne a conduit tôt, jeudi 3 décembre, ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions du groupe Etat islamique (EI). Des Tornado de la Royal Air Force (RAF) ont "effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes", indique un porte-parole du ministère de la Défense.

Le ministère a, dans un premier temps, refusé de détailler les cibles visées. Quatre avions ont décollé dans la nuit de la base d'Akrotiri à Chypre où la RAF dispose de huit appareils de ce type. Des chasseurs-bombardiers supplémentaires devraient être déployés dans les jours qui viennent, alors que la Grande-Bretagne devient le sixième pays à bombarder l'EI à la fois en Irak et en Syrie.

La coalition internationale, qui compte une soixantaine de membres, a effectué environ 8 300 raids aériens au-dessus de ces deux pays, dont plus de 80% ont été assurés par les Etats-Unis.

Présence d'avions en Irak

Les frappes britanniques interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé l'extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l'EI. La présence des avions de la RAF en Irak et le fait qu'ils effectuaient déjà des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie expliquent la rapidité avec laquelle ils sont entrés en action jeudi.

Le vote au Parlement a été acquis par 397 voix pour, 223 voix contre. La majorité de 174 a été rendue possible notamment par les voix de 67 députés travaillistes, qui se sont joints aux conservateurs du Premier ministre, David Cameron, selon le décompte des médias britanniques.

Le Parlement avait une première fois rejeté, en 2013, des frappes aériennes contre le régime de Bachar Al-Assad en Syrie, échaudé par les opérations en Afghanistan et en Irak en 2003, lancées sous l'ex-Premier ministre travailliste Tony Blair.

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