DIRECT. Offensive turque en Syrie : Emmanuel Macron réunit ce soir un conseil restreint de défense et dénonce "une situation humanitaire insoutenable"

"Cette offensive prend le risque, d'une part, et nous le constatons sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et d'autre part, d'aider à Daech à ré-émerger dans la région", a-t-il déclaré.

Angela Merkel rencontre Emmanuel Macron à l\'Elysée (Paris), le 13 octobre 2019.
Angela Merkel rencontre Emmanuel Macron à l'Elysée (Paris), le 13 octobre 2019. (REGIS DUVIGNAU / REUTERS)
Ce qu'il faut savoir

L'offensive turque contre les Kurdes en Syrie aidera-t-elle le groupe Etat islamique à se reformer ? Nourrissant les craintes de la communauté internationale, les autorités kurdes ont annoncé, dimanche 13 octobre, que 785 femmes et enfants de combattants étrangers du groupe Etat islamique avaient réussi à s'échapper d'un camp de déplacés, à Aïn Issa. "Cette offensive prend le risque, d'une part, et nous le constatons sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et d'autre part, d'aider à Daech à ré-émerger dans la région", a déclaré Emmanuel Macron. Franceinfo suit l'évolution de la situation en direct.

 Une évasion massive. C'est l'administration semi-autonome du camp qui a rapporté la fuite de 785 proches de jihadistes, assurant que "le camp d'Aïn Issa était désormais sans gardes", ceux-ci ayant "quitté" les lieux. Les déplacés fuient "au fur et à mesure", affirment les Kurdes. Le camp d'Aïn Issa, situé dans le nord de la Syrie, dans la région de Raqqa, abrite 13 000 déplacés, dont ces 785 étrangers.

Un conseil de défense. Emmanuel Macron  annoncé qu'il convoquait à l'Elysée un conseil restreint de défense, dimanche 13 octobre à 22 heures. Dans une déclaration commune avec la chancelière allemande Angela Merkel, il a déclaré : "Cette offensive prend le risque, d'une part, et nous le constatons sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et d'autre part, d'aider à Daech à ré-émerger dans la région."

 Les combats se poursuivent au cinquième jour de l'offensive turque. Samedi, les forces turques étaient entrées dans Ras al-Aïn, une ville-clé tenue par les Kurdes.

Retrait de jusqu'à 1 000 soldats américains. C'est ce qu'a annoncé dimanche le chef du Pentagone Mark Esper, sur ordre de Donald Trump. Il a évoqué sur la chaîne CBS une "situation intenable" pour des troupes qui "peuvent se retrouver prises en étau" entre les Kurdes et les Turcs. Sur place, les Etats-Unis comptent environ 2 000 soldats.

 Le bilan s'alourdit. Dimanche, au moins 14 civils ont été tués dans les combats selon le décompte d'une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, portant le total de civils tués en cinq jours à 52. L'OSDH a accusé, samedi, des combattants syriens aux ordres des trucs d'avoir "exécuté" au moins neuf de ces civils.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SYRIE

23h01 : Un dernier coup d'œil dans le rétro avant d'aller dormir :

Un conseil restreint de défense se tient en ce moment à l'Elysée. Le président français a réitéré en début de soirée son opposition à l'offensive turque en Syrie : "Cette offensive prend le risque de créer des situations humanitaires insoutenables."

Un convoi de journalistes a été victime d'un raid aérien près de la frontière entre la Syrie et la Turquie. L'équipe de France 2 est indemne, mais le bilan s'élève à 14 morts. Voici le reportage de France 2.

Le candidat Kais Saied est donné largement vainqueur de la présidentielle par deux sondages sortie des urnes (avec 75% des voix). Les résultats officiels ne sont pas attendus avant mardi, mais il a déjà revendiqué la victoire.

Le nouveau boss de la droite se nomme Christian Jacob, qui a décroché le poste de président du parti avec plus de 62% du vote des adhérents. Julien Aubert (21%) et Guillaume Larrivé (16%) ne sont pas parvenus à l'inquiéter.

Rendez-vous demain, six heures, pour la suite de ce live.

22h06 : Pierre, j'exprime uniquement mon opinion. Je suis plutôt consterné de l'aveuglement dans certains commentaires sur la relation sport - politique. En aucun cas, j'incite à siffler les Turcs mais quand on voit leur salut militaire ce week-end contre l'Albanie on ne peut pas nier la dimension politique du sport. On a eu à de nombreuses occasions des démonstrations dans l'histoire du sport comme une fabuleuse arme politique. Après chacun médite cela comme il le veut... Bonne soirée.

22h06 : Une réflexion du camarade @Kévin sur la position à avoir sur le match France-Turquie de demain, où 30 000 Turcs sont attendus dans le contexte géopolitique que l'on sait.

21h57 : @Hadrien Selon les déclarations de Noël Le Graët, le président de la FFF dans Le Parisien, hier, Jean-Yves Le Drian avait prévu d'assister au match. Je ne sais pas dans quelle mesure l'actualité internationale pourrait lui faire changer ses plans.

21h55 : Est-il exact que notre ministre des affaires étrangères va honorer l'équipe turque de foot de sa présence au stade demain ?

21h43 : Si la géopolitique vous passionne, je vous conseille vivement cet article très dense de France Culture sur le fait kurde en Syrie (et un peu en Turquie du coup, les deux problématiques sont liées).

21h32 : Outre le soutien à cette alliance de combattants kurdes et arabes, il est précisé dans le communiqué que l'armée syrienne est "appelée a libérer toutes les localités occupées par l'armée turque et ses supplétifs syriens" depuis le début de cette offensive.

21h31 : Quelques précisions sur l'accord entre les Kurdes et le gouvernement de Damas sur le déploiement de l'armée syrienne à la frontière : "Afin de faire face à l'agression turque et empêcher qu'elle se poursuive, nous sommes parvenus à un accord avec le gouvernement syrien pour que l'armée se déploie le long de la frontière turco-syrienne dans le but de soutenir les Forces démocratiques syriennes (FDS)", annonce dans un communiqué l'administration kurde.

21h09 : @anonyme Je pense que là, maintenant, c'est une décision de court terme, une alliance de circonstance. On verra comment les choses tournent pour discuter de l'héritage que ça laissera sur le statut des Kurdes en Syrie.

21h08 : De plus Pierre, les kurdes pourraient donc en profiter pour demander un statut spécial (plus d’autonomie) à Damas en cas de victoire...

21h06 : @anonyme Je nuancerai fortement votre affirmation : cet article de Libération rappelle que les Kurdes (divisés en de nombreuses chapelles distinctes) ont longtemps été privés de tous leurs droits culturels, d'apprendre leur langue et célébrer des fêtes et qu'en 2011, ils ont surtout cherché à pousser leurs revendications plus que de chasser Assad.

21h04 : Notons que les Kurdes n'ont jamais été partie intégrante de la rébellion contre Assad. Leur lutte a été contre Daesh. A part ça, les Kurdes roulent pour eux-mêmes.

21h00 : @anonyme Les Syriens ont intérêt à repousser les Turcs car ils ont violé leur intégrité territoriale. Les Kurdes ont intérêt à s'allier avec Damas, car ils n'arrivent pas à les repousser seuls. C'est clairement une alliance de circonstance.

20h59 : Pouvez vous m'éclairer : quel est l'intérêt des Kurdes en la matière ?

20h50 : Les Kurdes annoncent un accord avec Damas sur le déploiement de l'armée syrienne près de la frontière turque.

20h21 : Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon appelle la France à aider l'armée syrienne à repousser l'armée turque.

20h20 : @anonyme Je ne sais pas. Je peux juste vous dire en prêchant pour ma paroisse, que les équipes de France télévisions et de Radio France vont bien.

20h19 : Bonsoir, est-ce qu'il y a des journalistes français de blessés ?

20h14 : Je vous parlais tout à l'heure de l'attaque du convoi de civils et de journalistes attaqué près de la frontière syro-turque. Voici le reportage de l'équipe de France 2 sur place :




(FRANCE 2)

20h06 : Le président de la république autoproclamée de Chypre du Nord, sous influence turque, s'est fendu d'une critique de l'offensive en Syrie sur sa page Facebook : "Même si on appelle l'opération) 'Source de Paix', c'est du sang qui coule, et non de l'eau". Ce qui lui a valu une volée de bois vert de la part de Recep Tayyip Erdogan : "Je le dis d'une manière claire et nette : il a totalement dépassé les bornes."

20h02 : Un petit point sur l'actu rapide alors qu'une odeur de blanquette de veau flotte dans la rédaction.

Emmanuel Macron a convoqué un conseil restreint de défense après une réunion avec Angela Merkel. Le président français a réitéré son opposition à l'offensive turque en Syrie : "Cette offensive prend le risque de créer des situations humanitaires insoutenables."

Un convoi de journalistes a été victime d'un raid aérien près de la frontière entre la Syrie et la Turquie. L'équipe de France 2 est indemne, mais le bilan s'élève à 14 morts. Sur le plan diplomatique, les Etats-Unis, qui condamnent l'attaque turque, annoncent le retrait de 1 000 soldats.


Y a-t-il encore un pilote à droite ?C'est ce qu'on saura vers 20 heures, quand les résultats de l'élection interne à LR seront dévoilés. Les premiers chiffres diffusés par le parti font état d'une participation plus forte qu'attendue.


Formidable exploit du Japon. Les "Brave Blossoms" ont fait chuter l'Ecosse dans leur dernier match de poules (28-21) et terminent en tête de leur poule. Prochain adversaire : l'Afrique du Sud, en quarts de finale.

19h38 : La seule solution pour stopper les Turcs, serait de placer nos troupes en tampon.Aucun état ne prendra ce risque.Il semble donc que tout réunion de conseil de sécurité sera vaine, si ce n’est les communiqués habituels sans effet.Les États Unis ont ouvert la porte à la Turquie, c’est un scandale et je ne vous pas comment l’Europe peut intervenir.Pauvre monde.

19h38 : Oui et après ? Rien! l'Allemagne a des millions de Turcs chez elle, nous dans une proportion moindre....donc que faire? Hormis de l'agitation verbale et du verbiage sémantique rien.....

19h37 : @Paul Conseil de défense ne signifie pas forcément intervention sur zone, surtout sans mandat de l'ONU - la Russie a bloqué une résolution condamnant l'offensive turque vendredi. Je ne lis pas dans le marc de café, je vous propose d'attendre la sortie du conseil de défense soit ce soir, soit demain matin.

19h36 : Bonjour FranceInfo, Devons-nous redouter une possible intervention des forces armées françaises sur le sol syrien ?

19h29 : Le conseil de défense organisé à l'Elysée se déroulera ce soir à 22 heures, indique l'Elysée. Après donc le dîner de travail entre Emmanuel Macron et Angela Merkel.

19h28 : Selon les médias d'Etat syriens, des négociations ont lieu entre l'administration semi-autonome kurde et le gouvernement syrien sur le modus operandi de cette contre-attaque face à l'armée turque.

19h23 : @anonyme De ce que je comprends, il s'agit de repousser ce que les médias syriens appellent "l'agression turque". Il existe un accord autorisant les troupes turques à pénétrer sur le territoire syrien en zone kurde, mais cela n'inclut qu'une bande de 5 km après la frontière. Là, l'armée turque a parfois poussé jusqu'à 30 km sur le territoire syrien.

19h22 : Damas envoie des troupes... Mais pour combattre qui ? Les Kurdes ou la Turquie ?

19h17 : "Nous pensons qu'il faut mettre un terme à cette invasion turque, il y a des raisons humanitaires à cela. On ne peut pas accepter cette situation, il faut trouver une autre solution."

19h16 : Emmanuel Macron a aussi convoqué à l'Elysée un conseil restreint de défense.

19h16 : Emmanuel Macron s'exprime en marge de son dîner de travail avec Angela Merkel. "La situation internationale justifie une Europe plus forte, plus unie, qui justifie son propre chemin."

19h15 : "Cette offensive prend le risque, d'une part, et nous le constatons sur le terrain, de créer des situations humanitaires insoutenables et d'autre part, d'aider à Daech à ré-émerger dans la région."

19h13 : Selon les médias syriens, le régime de Damas envoie des troupes dans le Nord face à l'offensive turque.

18h55 : La mère d'une Nordiste de 24 ans, qui se trouve avec son bébé depuis janvier 2018 dans le camp syrien d'Aïn Issa, "appelle la France au secours". Depuis ce matin, les gardes kurdes du site auraient fui l'offensive turque, et "femmes et enfants français sont aux mains de Syriens armés". A lire sur France 3 Hauts-de-France.

18h19 : Arrêtons de prendre « courageusement » parti , de très loin , contre un pays qui n’est pas le nôtre, dont nous connaissons peu ou pas l’histoire et dans lequel nous n’avons pas à gérer le quotidien.Les occidentaux sont très forts pour faire la leçon aux autres, ils n’ont pas de mémoire pour leur propre passé .

18h19 : Bonjour, Je ne vous pas pourquoi on devrait régler nos comptes avec la Turquie par le biais du sport. C’est trop facile. Les états devraient tout simplement rappeler tous leurs ambassadeurs. Mais les pays sont tellement pleutres qu’ils ne le feront pas. Nous nous offusquerons, nous protesterons, nous condamnerons, mais nous ne bougerons pas. Ainsi va la logique implacable de la politique!!!!

18h19 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à estimer que ce n'est pas aux footballeurs français de prendre position contre la Turquie, après l'offensive en Syrie déclenchée cette semaine.

18h18 : 18 heures ! Le moment d'un petit point sur l'actu apéritif.

Un convoi de journalistes a été victime d'un raid aérien près de la frontière entre la Syrie et la Turquie. L'équipe de France 2 est indemne, mais le bilan pourrait être lourd. Sur le plan diplomatique, les Etats-Unis, qui condamnent l'attaque turque, annoncent le retrait de 1 000 soldats.

"Le voile n'est pas souhaitable dans notre société". Cette phrase de Jean-Michel Blanquer, après la polémique sur la mère voilée prise à partie par un élu RN au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, fait à son tour beaucoup réagir.

Y a-t-il encore un pilote à droite ? C'est ce qu'on saura vers 20 heures, quand les résultats de l'élection interne à LR seront dévoilés. Les premiers chiffres diffusés par le parti font état d'une participation plus forte qu'attendue.

Formidable exploit du Japon. Les "Brave Blossoms" ont fait chuter l'Ecosse dans leur dernier match de poules (28-21) et terminent en tête de leur poule. Prochain adversaire : l'Afrique du Sud, en quarts de finale.

17h54 : #FOOT Bonjour Pierre. Personnellement, si j'étais au Stade De France, je tournerais le dos pendant l'hymne turc... C'est plus poli que de siffler, et c'est très clair comme message...

17h54 : #FOOT @anonyme Le seul précédent auquel je pense, c'est la disqualification de la Yougoslavie pour l'Euro 1992, alors que le pays se déchirait entre ethnies. Cela avait permis le repêchage du Danemark, qui avait finalement gagné la compétition à la surprise générale. Cela dit, une telle décision concernait un pays en proie à une guerre civile. Ce qui n'est pas le cas de la Turquie.

18h17 : L'UEFA devrait disqualifier la Turquie.

18h16 : #FOOT @anonyme Ce n'est pas trop le genre des supporters du Stade de France, même de la part des Irréductibles Français qui demeurent très gentils par rapport aux Ultras de clubs. En revanche existe une crainte que les 30 000 supporters turcs attendus ne sifflent à nouveau l'hymne tricolore. Ça n'aura pas forcément grand-chose à voir avec la politique, mais ça fait partie du mode de supportérisme local. Souvenez-vous, pour prendre un exemple récent, de l'accueil du PSG à Galatasaray, en Ligue des champions ? Il y a deux décennies, c'étaient les sièges qui volaient en tribune et des pièces de monnaie sur le crâne des joueurs...

18h16 : Les supporters français vont-ils siffler l'hymne turc comme les Turcs avaient sifflé La Marseillaise ? J'espère qu'ils auront plus de classe.

18h15 : #FOOT Ne reprochons pas à Deschamps ce que nous reprochons à l'équipe turque. Cela dit, peu de courageux ont levé le poing en l'air ou mis un genou à terre. Le problème surtout, c'est que nos vendeurs d'armes sont appuyés par de longues congratulations lorsqu'un contrat à plusieurs dizaines de millions d'euros est signé. Peu importe à qui on vend et aujourd'hui c'est cela qui empêche toute prise de position franche.

17h54 : #FOOT Beaucoup de questions se posent dans les commentaires avant le match France-Turquie de demain. Je vous précise que nous préparons un article sur le contexte de ce match.

18h14 : @anonyme Les règles de l'UEFA sont très strictes : pas d'ingérence politique, dans un sens ou dans l'autre de la part des équipes. On peut aussi avoir envie de ne pas mêler le sport à la politique, comme l'a prudemment fait Didier Deschamps (c'est plutôt la ligne des sportifs en général). En revanche, on ignore la réaction des spectateurs du Stade de France, où beaucoup de Turcs sont attendus. Souvenez-vous récemment du drapeau tibétain déployé par les supporters de l'OL pour un match à 13 heures à destination du public chinois.

17h40 : Comment pouvons-nous accepter le match de demain France-Turquie ? Une équipe turque qui fête ses buts en faisant le salut militaire ! Nous devons refuser ce match et l'annuler : n'ayons pas peur d'assumer et de sauver (en partie) notre honneur.

17h21 : "Les problèmes géopolitiques sont là. On ne va pas penser à ça. On est dans une sphère sportive. C'est un match de football dans un stade de football. On va tâcher de rester concentré là-dessus."

Didier Deschamps donne une conférence de presse à la veille de la rencontre entre la France et la Turquie. Il a refusé de commenter plus avant le contexte et le salut militaire des joueurs turcs au début du match contre l'Albanie