Le numéro 1 du groupe Etat islamique en Afghanistan tué par un raid aérien, selon Kaboul

Il était visé par des frappes aériennes conjointes des forces afghanes et américaines.

Un soldat de l\'armée afghane surveille une zone d\'où 9 000 familles ont fui à cause des combats entre l\'Etat islamique et les talibans, le 28 novembre 2017, à Hogyani (Afghanistan).
Un soldat de l'armée afghane surveille une zone d'où 9 000 familles ont fui à cause des combats entre l'Etat islamique et les talibans, le 28 novembre 2017, à Hogyani (Afghanistan). (ZABIHULLAH GHAZI / AFP)

Le leader du groupe Etat islamique en Afghanistan est mort : c'est ce qu'affirment les renseignements afghans, dimanche 26 août. Il a été tué avec dix de ses hommes lors d'un raid aérien dans l'est du pays, samedi.

Dans un message à la presse, le Directorat de la sécurité (NDS) – les services de renseignements afghans – annonce la mort de "l'Emir de Daech Saad Arhabi, tué la nuit dernière à 22h05 dans le village de Jangal Kaley, district de Khogyani, dans la province du Nangarhar, avec dix de ses combattants". Le gouverneur de la province l'a également annoncé.

Selon le NDS, il s'agissait d'une "opération conjointe entre les forces aériennes afghanes et étrangères", c'est-à-dire américaines, les seules de la coalition de l'Otan à conduire des bombardements aériens.

Son prédécesseur avait été tué en 2017

"Saad Arhabi avait pris la tête de l'EI après la mort de son prédécesseur (Abdul) Hassib Logari", tué dans une frappe américaine en avril 2017. Le Pentagone avait alors estimé que la mort de Logari allait "sérieusement affecter les opérations de l'EI en Afghanistan et aider à son élimination".

L'Etat islamique, apparu dans le pays en 2014, a été chassé de ses places-fortes dans les districts du Nangarhar, dans l'Est, par les raids américains et afghans et les talibans lui ont infligé de lourdes défaites dans les provinces du nord, Jawzjan et Sar-e-Pul. Mais, simultanément, le groupe a multiplié les attentats meurtriers contre les civils, à Kaboul et Jalalabad notamment, la capitale provinciale du Nangarhar.