Le groupe Etat islamique revendique l'attaque qui a fait onze blessés dans un campus de l'Ohio

 L'unique suspect, un étudiant d'origine somalienne, a été abattu par la police, lundi.

La voiture de l\'étudiant somalien qui a attaqué des étudiants sur un campus dans l\'Ohio (Etats-Unis), le 28 novembre 2016. 
La voiture de l'étudiant somalien qui a attaqué des étudiants sur un campus dans l'Ohio (Etats-Unis), le 28 novembre 2016.  (REUTERS)

Le groupe Etat islamique a revendiqué, mardi 29 novembre, par le biais de son agence de propagande, l'attaque dans un campus de l'Ohio (Etats-Unis) survenue la veille. Onze personnes ont été blessées dans cette attaque à la voiture et au couteau à l'Ohio State University, à Columbus. L'unique suspect, un étudiant de nationalité somalienne, a été abattu par la police. 

L'assaillant, Abdul Razak Ali Artan, a "mené son opération en réponse aux appels à cibler les citoyens de pays de la coalition internationale" qui combat les jihadistes en Irak et en Syrie, a indiqué une "source" anonyme à l'agence Amaq. Selon plusieurs médias américains, le jeune majeur avait, peu avant de passer à l'acte, proféré des menaces contre les Etats-Unis sur Facebook.

Quatre personnes toujours hospitalisées

"Le suspect a percuté un groupe de piétons avec son véhicule, plusieurs d'entre eux ont été blessés, a indiqué la police du campus universitaire, après l'attaque. Il est ensuite sorti avec un couteau et a commencé à agresser des personnes aux alentours. Un agent a tiré plusieurs fois et utilisé la force létale pour mettre fin à la menace." Mardi, quatre personnes étaient toujours hospitalisées dans un état stable.

Un étudiant identifié comme Abdul Razak Artan avait fait l'objet d'un article du journal étudiant The Lantern au mois d'août. Il faisait état de sa foi musulmane et se plaignait de l'absence de salle de prière pour les musulmans sur le campus. Le jeune homme, présenté comme étudiant en troisième année de logistique, disait être inquiet de la manière dont les autres pouvaient le percevoir, regrettant que les médias donnent selon lui une fausse image des musulmans.