Le groupe Etat islamique en passe de perdre sa dernière enclave dans l'est de la Syrie

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde en lutte contre les jihadistes, ont pris samedi le contrôle de l'enclave de Baghouz, dernier bastion de l'Etat islamique dans l'est de la Syrie.

Des combattants des Forces démocratiques syriennes près de l\'enclave de Baghouz, dans l\'est de la Syrie.
Des combattants des Forces démocratiques syriennes près de l'enclave de Baghouz, dans l'est de la Syrie. (DELIL SOULEIMAN / AFP)

La victoire sur le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie sera annoncée "dans quelques jours", affirme un commandant de l'alliance arabo-kurde. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance arabo-kurde en lutte contre l'Etat islamique, ont en effet pris, samedi 16 février, le contrôle de l'enclave de Baghouz, dernier bastion des jihadistes dans l'est de la Syrie, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Selon cette ONG basée au Royaume-Uni, les combattants de l'EI encore retranchés dans le village, parmi lesquels de nombreux étrangers, se sont rendus ces deux derniers jours aux FDS. Mais certains pourraient encore se cacher dans des tunnels creusés sous terre.

"De nombreux civils à l'intérieur"

L'offensive contre le dernier réduit du groupe Etat islamique en Syrie est cependant ralentie par la présence de nombreux civils, selon les forces menant les combats.Le président américain, Donald Trump, promettait pourtant, vendredi, des annonces imminentes sur la fin du "califat".

"Il y a toujours de nombreux civils à l'intérieur" du confetti d'un kilomètre carré encore tenu par l'EI "et c'est une surprise de taille pour nous", a indiqué à l'AFP, Adnane Afrine, porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS) sur le terrain. "Des centaines de civils continuent de fuir et ceux qui ont pu s'échapper racontent que l'EI les utilise comme boucliers humains, en tuant certains pour décourager les autres de fuir", a affirmé un porte-parole de cette coalition, le colonel Sean Ryan.

Les civils, principalement les femmes et les enfants de jihadistes syriens et étrangers, sont coincés dans le village de Baghouz et ses alentours, une zone désertique aux confins orientaux de la Syrie.