Lafarge soupçonné de complicité de crimes contre l'humanité : la Cour de cassation reporte sa décision au 7 septembre

La justice devait se prononcer sur l'annulation de la mise en examen de Lafarge pour "complicité de crimes contre l'humanité". L'entreprise est toujours poursuivie pour "financement d'une entreprise terroriste". 

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Radio France
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Le site syrien de l'entreprise Lafarge, en février 2018.  (DELIL SOULEIMAN / AFP)

La Cour de cassation reporte sa décision au 7 septembre concernant l'annulation de la mise en examen de Lafarge pour "complicité de crimes contre l'humanité" en Syrie, a appris franceinfo de sources concordantes. 

L'annulation de cette mise en examen avait été décidée en novembre 2019 par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Elle est contestée par plusieurs plaignants dont l'ONG Sherpa devant la Cour de cassation.

L'entreprise reste mise en examen pour d'autres motifs

La Cour de cassation devait aussi se prononcer sur l'irrecevabilité des plaintes avec constitution de partie civile de deux associations et de onze anciens salariés, qui ont été rejetées par la cour d'appel.

Le cimentier et deux anciens responsables du groupe se sont aussi pourvus en cassation pour contester leurs mises en examen pour "financement d'une entreprise terroriste" et "mise en danger de la vie d'autrui". Au total, huit cadres et dirigeants sont mis en examen.

Lafarge est soupçonné d'avoir versé près de 13 millions d'euros à des groupes terroristes, dont Daech, et à des intermédiaires entre 2013 et 2014, via une filiale, afin de maintenir l'activité de sa cimenterie en Syrie alors que le pays était en guerre.

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