La France bombarde l'Etat islamique en Syrie pour la deuxième fois

Le raid aérien, mené par deux Rafale, a visé un camp d'entraînement des jihadistes à Raqqa, dans le nord du pays.

Des chasseurs Rafale, le 27 septembre 2015, au-dessus de la Syrie.
Des chasseurs Rafale, le 27 septembre 2015, au-dessus de la Syrie. (AFP / ECPAD / EMA / ARMEE DE L'AIR)

L'armée française a mené dans la nuit de jeudi à vendredi 9 octobre une nouvelle attaque contre les jihadistes de l'Etat islamique en Syrie. La deuxième depuis le début de son intervention dans le conflit syrien. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l'a annoncé, vendredi matin, au micro d'Europe 1, au moment où la Russie intensifie ses raids en Syrie. Deux Rafale ont largué leurs bombes sur un camp d'entraînement, à Raqqa, le fief des jihadistes dans le nord du pays, a précisé le ministre. D'autres raids aériens suivront, a-t-il assuré.

EUROPE 1

Fin septembre, lors des premières frappes françaises, six avions de chasse avaient été engagés pour détruire un autre camp d'entraînement. Cette fois, les bombes à guidage laser avaient été lâchées au-dessus de Deir ez-Zor, dans l'est du pays. Ce premier raid avait fait trente morts, dont douze enfants-soldats, selon l'ONG  Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

"80 à 90%" des frappes russes "ne visent pas Daech"

A l'instar de ses alliés américains, le ministre de la Défense met aussi en doute les véritables objectifs des frappes russes. "Les actions militaires russes depuis une dizaine de jours ne visent pas Daech [l'Etat islamique], elles visent en priorité [à préserver] la sécurité de Bachar Al-Assad", a déclaré le ministre. Jean-Yves Le Drian estime à "80-90%" la proportion des frappes russes consacrée à ce second objectif.