L'avocat soupçonné de financement terroriste voulait sauver des "bombes" ses clients

Bruno Vinay, qui défend des Français partis rejoindre le groupe Etat islamique, a "répondu à l'appel au secours" de ses clients qui se trouvait alors "en danger de mort" en Irak, explique son conseil. 

Photo d\'illustration d\'un avocat à Grasse (Alpes-Maritimes), le 29 mai 2017.
Photo d'illustration d'un avocat à Grasse (Alpes-Maritimes), le 29 mai 2017. (MAXPPP)

Il voulait sauver des "bombes" ses clients. L'avocat parisien qui a été mis en examen pour "financement du terrorisme" se dit "totalement innocent des faits qui lui sont reprochés à tort". C'est ce qu'affirme son conseil, vendredi 18 janvier., dans un communiqué. Bruno Vinay, qui défend des Français partis rejoindre le groupe Etat islamique, a "répondu à l'appel au secours" de ses clients qui se trouvait alors "en danger de mort" en Irak. 

L'avocat est soupçonné d'avoir versé 20 000 euros à un intermédiaire censé exfiltrer d'Irak Maximilien Thibaut, originaire de la région parisienne, aujourd'hui introuvable, et sa famille. Selon son conseil, il poursuivait "un double objectif" : "Organiser la reddition officielle de Maximilien Thibaut aux autorités irakiennes et françaises" pour qu'il soit jugé, et "sauver la vie de cette famille et notamment celle de leurs quatre jeunes enfants malades à la merci des balles et des bombes dans Mossoul encerclée par l'armée irakienne et les forces de la coalition".

Il a agi avec la conviction et la certitude que cette reddition était organisée sans l'intervention directe ou indirecte d'agent ou de représentant de l'Etat islamique et sans le moindre paiement à leur bénéfice.Emmanuel Daoud, avocat dans un communiqué

Le juge d'instruction en charge du dossier s'apprête désormais à saisir le conseil de l'ordre en vue d'une éventuelle suspension de l'exercice de sa profession d'avocat.