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Deux nouveaux Français condamnés à mort en Irak pour appartenance à l'Etat islamique

Ils sont désormais six ressortissants français à avoir été condamnés pour avoir combattu dans les rangs de l'Etat islamique.

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France Télévisions
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Un policier à Bagdad, en Irak, le 7 décembre 2018.  (AHMAD AL-RUBAYE / AFP)

Deux Français ont été condamnés à mort, mardi 28 mai, en Irak, portant à six le nombre de ressortissants de ce pays ayant écopé depuis dimanche de la peine capitale pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), a constaté un journaliste de l'AFP. Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, avaient été transférés fin janvier de Syrie, où ils étaient détenus par une alliance arabo-kurde antijihadiste, vers l'Irak pour y être jugés.

Ces nouveaux verdicts interviennent après les condamnations à mort dimanche et lundi de Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi. Tous ont 30 jours pour faire appel, et l'avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu'il le ferait.

Plus de 500 étrangers déjà condamnés

Mardi, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a assuré sur France Inter que Paris "multipli[ait] les démarches pour éviter la peine de mort à ces quatre Français". La loi irakienne prévoit jusqu'à la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait ou non combattu. Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI, hommes et femmes, dont aucun n'a été exécuté jusqu'ici.

Six autres Français transférés de Syrie vers l'Irak seront jugés dans les jours qui viennent à Bagdad pour appartenance à l'EI.

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