Cet article date de plus de cinq ans.

Des trésors archéologiques détruits par l'Etat islamique exposés au Colisée de Rome

Trois ouvrages d'art endommagés ou détruits par le groupe jihadiste en Irak ou en Syrie ont été reproduits à l'identique et à l'échelle, dans le cadre d'une exposition en Italie.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Trois ouvrages d'art endommagés ou détruits par le groupe Etat islamique ont été reconstruits à l'identique, dans le cadre d'une exposition au Colisée de Rome, inaugurée le jeudi 6 octobre 2016. (ALVARO PADILLA BENGOA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Comme une seconde vie. Trois ouvrages d'art détruits ou endommagés par le groupe Etat islamique ont été reconstruits à l'identique et présentés au Colisée de Rome (Italie), jeudi 6 octobre*. Le taureau androcéphale ailé de Nimroud (Irak) ainsi que les archives d'Etat d'Ebla et la moitié du plafond du temple de Bêl à Palmyre (Syrie) ont ainsi été reconstruits à l'échelle, dans le cadre d'une initiative lancée par l'association Rencontre de civilisations. La reconstruction de ces trois trésors archéologiques a été réalisée grâce à des techniques modernes, comme l'utilisation d'imprimantes 3D.

Trois ouvrages d'art endommagés ou détruits par le groupe Etat islamique ont été reconstruits à l'identique, dans le cadre d'une exposition au Colisée de Rome, inaugurée le jeudi 6 octobre 2016. (ALVARO PADILLA BENGOA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Des reconstitutions à partir de vieilles photos

La fabrication des quelques mètres carrés du temple de Bêl a nécessité quatre mois de travail. "Normalement avec un scanner en 3D, on fait ce travail beaucoup plus rapidement, explique l'architecte Matteo Fabbri, l'un des associés de l'entreprise italienne TryeCo. Mais ici, nous avons dû travailler avec de vieilles photos et des témoignages." Il a d'abord fallu réaliser une maquette, l'étape la plus délicate. Ensuite, "nous avons fabriqué le plafond avec une résine spéciale puis il a été 'vieilli' de manière artisanale".

La moitié du plafond du temple de Bêl à Palmyre a été reconstruite à l'identique. Il a fallu quatre mois de travail pour fabriquer cette copie.  (ALVARO PADILLA BENGOA / ANADOLU AGENCY / AFP)

"Cela fait plusieurs années que l'on parle de l'importance d'un engagement, italien et international, dans la protection du patrimoine culturel dans les zones de guerre et cette exposition est un témoignage extraordinaire de ce parcours", a déclaré le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, lors du vernissage.

L'affiche de l'exposition "Rinascere dalle destruzioni", inaugurée le 6 octobre 2016 au Colisée de Rome (Italie). (ALVARO PADILLA BENGOA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Deux statues de Palmyre restaurées en Italie

Les autorités archéologiques syriennes ont également fait parvenir en Italie deux statues endommagées par le groupe Etat islamique à Palmyre, "une première", selon Francesco Rutelli, président de l'association Rencontres de civilisations. "Cela ne s'était jamais produit auparavant en temps de guerre", a-t-il assuré, évoquant "un corridor [humanitaire] pour les biens culturels". Ces deux sculptures seront restaurées en Italie après l'exposition et renvoyées en Syrie.

L'exposition reste ouverte jusqu'au 11 décembre à Rome. (ALVARO PADILLA BENGOA / ANADOLU AGENCY / AFP)

* Exposition "Rinascere dalle distruzioni", Colisée de Rome, jusqu'au 11 décembre 2016.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Etat islamique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.