Des peines de 20 à 30 ans de prison requises contre trois jihadistes présumés

Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir projeté un attentat à Paris en décembre 2016. Ce projet a notamment pu être déjoué grâce à l'opération "Ulysse".

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La cour d'assises spéciale de Paris, le 2 septembre 2020. (DENIS MEYER / HANS LUCAS)

"De toute évidence, l'opération était imminente", ont estimé les avocats généraux du Parquet national antiterroriste (Pnat). Des peines de 20 à 30 ans de réclusion criminelle ont été requises, lundi 15 février, contre trois jihadistes présumés. Jugés depuis le 1er février devant la cour d'assises spéciale de Paris pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", ils sont soupçonnés d'avoir projeté un attentat à Paris en décembre 2016.

Les représentants du Pnat ont réclamé respectivement 20 et 22 ans de réclusion à l'encontre de deux Strasbourgeois, Hicham Makran et Yassine Bousseria, tous deux âgés de 41 ans, et la peine maximum de 30 ans de réclusion contre le Marocain Hicham El-Hanafi, 30 ans, qualifié de "soldat le plus fidèle" de l'Etat islamique (EI). Pour ce dernier, l'accusation a demandé une interdiction définitive du territoire français à l'issue de sa peine. Les six défenseurs des accusés s'exprimeront mardi. Le verdict est attendu mercredi.

Ce projet d'attentat a notamment pu être déjoué grâce à l'opération "Ulysse", du nom de l'agent de la Direction générale de la sécurité intérieure ayant infiltré les réseaux de l'EI. Les trois hommes avaient été arrêtés en novembre 2016, à quelques heures d'intervalle, à Marseille (Bouches-du-Rhône) et Strasbourg (Bas-Rhin).

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