Barack Obama promet l'intensification de la lutte contre l'Etat islamique

Le président américain a prévenu que ce combat prendrait du temps,  prédisant des "avancées" mais aussi des "revers".

Le président des Etats-Unis Barack Obama, le 1er juillet 2015, à la Maison Blanche à Washington.
Le président des Etats-Unis Barack Obama, le 1er juillet 2015, à la Maison Blanche à Washington. (RON SACHS / DPA)

Barack Obama se mue en chef de guerre. Le président américain a assuré, lundi 6 juillet, que la coalition internationale menée par les Etats-Unis était déterminée à intensifier la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie,

"Nous intensifions nos efforts contre les bases de l'EI en Syrie", a déclaré Barack Obama lors d'une déclaration au Pentagone. "Nos frappes aériennes continueront à viser les installations pétrolières et gazières qui financent nombre de leurs opérations. Nous visons la direction et les infrastructures de l'EI en Syrie", a-t-il expliqué.

"Ce ne sera pas rapide"

Soulignant que la coalition internationale avait procédé à plus de 5 000 frappes aériennes en Irak et en Syrie, le président américain a assuré qu'elles avaient permis d'éliminer "des milliers de combattants dont des haut-responsables de l'EI". "Ce ne sera pas rapide. C'est une campagne sur le long terme", a-t-il martelé, prédisant des "avancées" mais aussi des "revers".

Il a tout de même voulu se montrer optimiste, estimant que les revers subis par l'EI récemment en Irak et en Syrie ont montré qu'ils finiraient par être vaincus. "Les faiblesses stratégiques de l'EI sont réelles", a-t-il encore dit, rappelant que les jihadistes ultra-radicaux ne disposaient d'aucune force aérienne, n'avaient le soutien d'aucun pays et que "leur brutalité créait un véritable ressentiment au sein des populations qu'ils contrôlent".

La coalition dirigée par les Etats-Unis a mené ces derniers jours des raids aériens sans précédent sur Raqa, la capitale de facto du groupe Etat islamique en Syrie, endommageant des infrastructures utilisées par les jihadistes. Les frappes ont fait au moins 30 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).