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Attentat sur les Champs-Élysées : les zones d'ombre autour de la revendication de Daech

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Attentat sur les Champs-Élysées : les zones d'ombre autour de la revendication de Daech
France 2
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Une zone d'ombre entoure la revendication de l'attentat des Champs-Élysées survenu hier, jeudi 20 avril. Le communiqué évoque un autre nom que celui de l'assaillant présumé Karim Cheurfi.

La revendication de Daech, qui affirme être à l’origine de l’attentat des Champs-Élysées perpétré hier, jeudi 20 avril, pose question. Selon certains experts, l’homme cité par l’organisation islamique pourrait ne pas être l’assaillant identifié par les autorités françaises. "Tout part d'un avis de recherche belge. Hier après-midi, la police d'Anvers perquisitionne chez un trafiquant de drogue. Ils y trouvent des armes et un billet de train à la date d'hier pour Paris", explique Audrey Goutard, spécialiste Police-Justice de France 2.

Une erreur ou un autre Youssouf le Belge ?

Immédiatement, l'alerte est donnée et l'avis de recherche est sorti et la police française est alertée. "Hier soir, il y a une attaque aux Champs-Élysées et dans la foulée ce fameux avis de recherche belge au nom de Youssouf El Osri est diffusé. Étrangement, le groupe État islamique revendique l'attentat au nom de Youssoufal Belgiki, Youssouf le Belge. Problème, la police belge reçoit la visite du trafiquant de drogue chez qui ils avaient perquisitionné et il a un alibi béton pour la soirée d'hier. Soit le groupe État islamique s'est tout simplement trompé en suivant les réseaux sociaux, soit, une hypothèse plus inquiétante, il y aurait un autre Youssouf le Belge envoyé par l'État islamique qui circulerait quelque part en Europe prêt à commettre un attentat", conclut la journaliste.

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