Mort d'Al Baghdadi : récit de la traque du leader de Daech

Depuis plusieurs semaines, les renseignements américains, en collaboration avec les services kurdes et turcs, surveillaient la maison où se cachait Abou Bakr Al-Baghdadai. Samedi 26 octobre, l'assaut pour le tuer a été donné.

France 2

Au lendemain de l'annonce par Donald Trump de la mort d'Abou Bakr Al-Baghdadi, on en sait plus sur la traque du leader de Daech. L'opération a été rendue compliquée par le retrait de l'armée américaine de Syrie durant les dernières semaines, mais elle a été aussi facilitée par la Turquie, qui a voulu offrir une victoire au président américain. Et au terme de deux heures d'opération commando, un bombardement massif a mis fin aux jours du chef du califat autoproclamé. Sa planque a été réduite en poussière, pour éviter d'en faire un lieu de pèlerinage.

Il voulait changer de planque

Depuis plusieurs semaines, les services de renseignement savaient qu'Abou Bakr Al-Baghdadi se trouvait dans une maison, en Syrie. Grâce aux collaborations avec les Turcs et les Kurdes, les Américains ont pu suivre le messager de l'ex-chef de Daech, et interroger l'une de ses femmes pour retrouver sa trace. Le témoignage d'un de ses conseillers, arrêté en 2018, a aussi été précieux. L'autoproclamé calif bougeait très peu, mais il semblait chercher à changer de position, selon un proche interrogé par la télévision saoudienne.

Samedi 26 octobre vers 17 heures, huit hélicoptères ont décollé d'Erbil (Irak) afin de se rendre à Barisha, en Syrie, près de la frontière turque. En direct depuis la Maison-Blanche, Donald Trump suivait le vol d'1h10, effectué à très basse altitude. L'entourage du président a annoncé que l'opération a été filmée. Les images sont en cours de déclassification.

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Capture d\'écran d\'une vidéo non datée montrant Abu Bakr Al-Baghdadi, publiée le 29 avril 2019 par l\'organe de propagande du groupe Etat islamique.
Capture d'écran d'une vidéo non datée montrant Abu Bakr Al-Baghdadi, publiée le 29 avril 2019 par l'organe de propagande du groupe Etat islamique. (AFP)