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Nucléaire iranien : les Etats-Unis prévoient de nouvelles sanctions

Les Etats-Unis allongent leur liste noire : une dizaine d'entreprises et autres individus sont soupçonnés de ne pas respecter le programmes de sanctions internationales contre l'Iran.

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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lors d'une conférence de presse sur le nucléaire iranien, à Genève, le 10 novembre 2013. (JASON REED / REUTERS)

Ces sociétés et leurs dirigeants, majoritairement iraniens, sont ciblés notamment pour avoir apporté leur soutien au programme nucléaire que Téhéran est soupçonné de développer à des fins militaires sous couvert d'activités civiles, ont affirmé le département d'Etat et le ministère du Trésor dans un communiqué commun.

Cette annonce intervient alors que l'administration américaine veut éviter que le Congrès ne prenne de nouvelles sanctions contre le régime de Téhéran, de crainte qu'elles ne fassent capoter l'accord intérimaire conclu entre la communauté internationale et l'Iran le 24 novembre à Genève.

Cet accord "n'interfère pas et n'interférera pas avec nos efforts sans relâche destinés à démasquer et atteindre tous ceux qui soutiennent le programme nucléaire de l'Iran ou qui cherchent à contourner les sanctions", a averti David Cohen, sous-secrétaire au Trésor en charge de la lutte anti-terroriste, cité dans le communiqué.

Aux termes des mesures annoncées jeudi, les sociétés et dirigeants visés verront leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés, et toute société américaine ou faisant des affaires aux Etats-Unis a pour interdiction de commercer avec eux.

L'accord conclu à Genève entre le groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et l'Iran limite pendant six mois les activités nucléaires du pays, en échange d'un allègement partiel des sanctions occidentales qui étouffent l'économie iranienne. Il doit conduire à un accord global d'ici un an.

"L'allègement qui a été offert ne représente qu'une fraction des sanctions, dont la pression continuera de se faire sentir sur les six prochains mois", a déclaré jeudi le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, lors d'une intervention devant une organisation humanitaire juive à Washington.

Au cours de cette période, l'Iran continuera ainsi de perdre environ "30 milliards" de dollars de revenus pétroliers, a ajouté M. Lew devant l'American Jewish Joint Distribution Committee, assurant que l'accord intérimaire "n'affaiblit" pas la détermination des Etats-Unis à faire respecter les sanctions existantes.

"Les PDG (...) ou les hommes d'affaires qui penseraient que c'est le moment de tester notre détermination devraient y réfléchir à deux fois", a averti M. Lew. "Nous sommes prêts à agir contre toute personne, partout dans le monde, qui violerait ou chercherait à violer notre régime de sanctions".

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