Nucléaire iranien : le groupe automobile PSA se prépare à quitter l'Iran pour respecter l'embargo américain

Le groupe a vendu l'an dernier 444 600 véhicules en Iran, soit plus qu'en Chine, au Royaume-Uni, en Italie ou encore en Allemagne.

Des voitures Peugeot 206 sortent de la production à Téhéran (Iran), le 20 février 2016.
Des voitures Peugeot 206 sortent de la production à Téhéran (Iran), le 20 février 2016. (BEHROUZ MEHRI / AFP)

Il s'agit du premier marché étranger en volume du constructeur automobile français. PSA a annoncé, lundi 4 juin, qu'il préparait son retrait d'Iran pour respecter l'embargo vis-à-vis de Téhéran imposé par les Etats-Unis après leur retrait de l'accord sur le nucléaire iranien. Le groupe, dont les marques Peugeot et Citroën avaient formé des sociétés communes en Iran, a déclaré avoir "commencé le processus de suspension des activités de ses joint-ventures, afin de se conformer à la loi américaine d'ici le 6 août 2018".

Le groupe va demander une dérogation

PSA a vendu l'an dernier 444 600 véhicules en Iran, pays où il est traditionnellement bien implanté et qui constitue son premier marché étranger devant la Chine, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne. Le deuxième constructeur européen affirme cependant que l'importance du marché iranien reste minime en termes financiers. Les activités de PSA en Iran représentent "moins de 1% de son chiffre d'affaires", affirme le groupe.

Le constructeur souligne toutefois qu'il "est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation", "avec le support du gouvernement français", dans l'espoir de pouvoir poursuivre son activité.