Iran : PSA cède à la pression de Washington

Si les États européens veulent maintenir l'accord sur le nucléaire iranien, leurs entreprises n'ont pas tenu longtemps face à la pression américaine. Le constructeur automobile PSA a annoncé qu'il quittait l'Iran alors que c'est son plus grand marché étranger en volume.

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Dans les rues de Téhéran, les berlines Peugeot sont partout, mais pour combien de temps encore ? Face au risque de sanctions américaines, le groupe PSA s'apprête à abandonner son principal client à l'étranger. Avec 444 600 véhicules achetés l'an dernier, l'Iran est le premier marché international devant la Chine et le Royaume-Uni. Un retrait du pays serait donc un sérieux revers pour PSA qui entend cependant négocier. "Avec le support du gouvernement français, le groupe PSA est en contact avec les autorités américaines pour envisager une dérogation", a déclaré l'entreprise via un communiqué.

Bruno Le Maire ne veut pas céder face aux États-Unis

La France se dit déterminée à défendre ses intérêts économiques. "Ce n'est pas aux États-Unis de dire avec quel pays nous pouvons faire oui ou non du commerce", a déclaré le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Comme PSA, de grandes firmes françaises (Total, Airbus, Sanofi...) sont sommées de quitter l'Iran avant le début du mois d'août et ainsi respecter l'embargo imposé par Washington vis-à-vis de Téhéran.

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Le siège du groupe PSA à Rueil-Malmaison, près de Paris (illustration)
Le siège du groupe PSA à Rueil-Malmaison, près de Paris (illustration) (MAXPPP)