Liban : les manifestations dégénèrent à Beyrouth

Nouvelles manifestations à Beyrouth (Liban) au lendemain d'affrontements déjà sans précédent. Les contestataires réclament le départ de la classe dirigeante jugée corrompue.

La situation se tend à Beyrouth. Dimanche 19 janvier, près du Parlement libanais, les manifestants tentent de forcer un barrage. Les forces de l'ordre répliquent avec des balles en caoutchouc et des tirs de gaz lacrymogène avant d'user du canon à eau. Plusieurs blessés doivent alors être évacués. Après trois mois de manifestations, la colère ne redescend pas dans le pays. "Nous le faisons pour l'avenir de nos enfants, pour nous et nos enfants. Le pays est paralysé, ce n'est pas normal. L'État ne fait rien, ce sont des voleurs", clame un manifestant.

Crise économique

Samedi, les manifestations avaient atteint un niveau de violence inédit avec près de 380 personnes blessées. Les Libanais réclament le départ d'une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente. Le successeur de Saad Hariri, Hassan Diab, ne parvient pas à former un gouvernement. Le pays s'enlise dans une crise économique, ce qui attise la colère des manifestants.

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Une manifestante frappe avec une chaussure le portrait du maréchal Haftar, à Tripoli, le 27 décembre 2019.
Une manifestante frappe avec une chaussure le portrait du maréchal Haftar, à Tripoli, le 27 décembre 2019. (MAHMUD TURKIA / AFP)