VIDEO. Liban : les liens entre la France et la famille Hariri

Alors que Saad Hariri est accueilli par la France après avoir démissionné de son poste de premier ministre du Liban, Franceinfo revient sur les liens entre sa famille et l'Etat français.

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Rafic Hariri et Jacques Chirac se sont rencontrés dans les années 80. L'un a fait fortune dans le bâtiment en Arabie Saoudite, l'autre est maire de Paris. Une amitié forte est née. En 1992, Rafic Hariri devient premier ministre du Liban, en 1995, Chirac président de la République française. La France prête de l'argent, les entreprises françaises participent à la reconstruction du Liban , meurtri par des années de guerre.

La fin de l'occupation syrienne

Soutenu par la France, Hariri tente de mettre fin à l'occupation syrienne. Le 14 février 2005, il est tué dans un attentat à Beyrouth, au Liban. Jacques Chirac sera le seul chef d'État occidental a assister aux obsèques. On soupçonne le régime syrien et le Hesbollah. Les Libanais descendent dans la rue au cri de "Syrie dehors", la France coupe les ponts avec la Syrie et obtient avec les États-Unis, le retrait des troupes syriennes au Liban. À la fin de son mandat, Jacques Chirac est hébergé gratuitement par la famille Hariri dans un appartement face à la Seine pendant huit ans. En 2009, Saad Hariri devient premier ministre du Liban, soutenu par la France. Il rêve, comme son père, d'un État multiconfessionnel, en vain. Le 4 novembre 2017, il démissionne et rejoint l'Arabie Saoudite, la France est prête à l'accueillir.

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, le 3 novembre 2016, au palais présidentiel de Baadba, près de Beyrouth. 
Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, le 3 novembre 2016, au palais présidentiel de Baadba, près de Beyrouth.  (ANWAR AMRO / AFP)