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Liban : le Hezbollah se dit prêt à discuter d'un nouveau "pacte politique" proposé par Paris

Hassan Nasrallah, chef de la puissante formation pro-iranienne, l'a indiqué dimanche.

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France Télévisions
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Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, lors d'un discours télévisé, le 7 août 2020. (REUTERS)

Vers une sortie de crise au Liban ? Le Hezbollah s'est dit, dimanche 30 août, prêt à discuter d'un nouveau "pacte politique" au Liban, proposé par la France. "Nous sommes ouverts à toute discussion constructive sur le sujet mais à la condition que ce soit la volonté de toutes les parties libanaises", a déclaré Hassan Nasrallah, secrétaire général de la puissante formation pro-iranienne.

>> L'article à lire pour comprendre pourquoi la France joue un rôle si important au Liban

Ce nouveau "pacte politique" fait référence à l'appel du président français Emmanuel Macron, attendu lundi à Beyrouth, la capitale libanaise.

Marge de manœuvre limitée pour Macron

"Si la France ne s'engage pas [au Liban], il y a un véritable risque d'embrasement, il y a un véritable risque que les guerres par procuration qui se déroulent dans plusieurs pays de la région, en Syrie, au Yémen ou ailleurs, ne finissent par atteindre le Liban", a prévenu, dimanche, sur franceinfo Karim Emile Bitar, directeur de l’Institut des sciences politiques de l’université Saint-Joseph de Beyrouth, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Le Hezbollah et ses alliés contrôlent la majorité du Parlement et conservent une influence majeure dans les arbitrages politiques. En face, le mouvement de contestation populaire qui avait émergé à l'automne 2019 peine à se faire entendre, malgré l'exaspération suscitée par les explosions du 4 août

"Tout le monde pensait que le ras-le-bol avait atteint un sommet. Mais il n'y a pas vraiment eu de sursaut populaire, au contraire", ce qui conforte les dirigeants actuels, relève Joseph Bahout, directeur de l'Institut Fares de Politiques publiques et d'Affaires internationales à Beyrouth. Au final, le président français reste seul en piste, avec une marge de manœuvre limitée.

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