Liban : l'exode économique

Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Etrangères, est attendu mercredi 22 juillet au Liban. Ce pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans une crise économique sans précédent. L’exode apparaît pour beaucoup de libanais comme l’unique solution.

Au Liban, la plaine de la Bekaa, région agricole est devenue l’ultime planche de salut de nombreux libanais qui ne peuvent plus se payer à manger. Parmi eux, Ali Hajj Hassan, ancien ouvrier qui a quitté Beyrouth avec sa famille. Il cultive désormais ce lopin de terre pour nourrir sa femme et ses enfants car, avec l'inflation galopante et l'effondrement de la monnaie libanaise, le prix des aliments a explosé. Il explique : "Avec l’agriculture, tu n’as besoin de personne, quoi qu’il arrive tu deviens complètement autonome". La famille a aussi acheté trois chèvres pour avoir du lait. "La boîte de lait en poudre coûte désormais 45 euros, on ne peut plus en acheter", ajoute Rania, son épouse.

Fini la viande à table

Au Liban, la viande est devenue un produit de luxe à 60 euros le kg, alors il n’y en a plus sur la table de la famille. L’école francophone qui était gratuite, c'est terminé aussi. Les enfants vont désormais à l’école du village, malgré l’état de délabrement de l’éducation publique. Des milliers de familles quitteraient Beyrouth chaque semaine à cause de la crise économique.

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Des manifestants dans le centre de Beyrouth (Liban), samedi 6 juin 2020. 
Des manifestants dans le centre de Beyrouth (Liban), samedi 6 juin 2020.  (PATRICK BAZ / AFP)