"Nous ne compterons pas notre soutien", Florence Parly salue l'accostage du porte-hélicoptères "Tonnerre" au Liban

Le premier bateau d'aide français amarré au port de Beyrouth est arrivé vendredi matin, où la ministre des Armées Florence Parly l'a accueilli.

Vendredi 14 aout, la ministre des Armées, Florence Parly, descend du navire amphibie français Tonnerre, au port de Beyrouth.
Vendredi 14 aout, la ministre des Armées, Florence Parly, descend du navire amphibie français Tonnerre, au port de Beyrouth. (JOSEPH EID / AFP)

Le symbole est fort, vendredi 14 août : le porte-hélicoptères Tonnerre, avec ses 200 mètres de long et ses 30 mètres de haut, à quai au milieu du port de Beyrouth complètement dévasté. Une arrivée saluée par la ministre française des Armées, présente sur place.

Florence Parly monte à bord pour afficher le soutien de la France au Liban : "Vous pouvez en être sûrs, nous ne compterons pas notre soutien, déclare la ministre. Et ce que je suis venue affirmer aujourd'hui, c'est d'abord la force et la profondeur de notre solidarité avec les Libanais et la force de ce lien qui ne se démentira jamais."

Des tonnes de vivres et de matériel

Le Tonnerre est arrivé à l'aube après cinq jours de mer depuis Toulon. Après des inspections des fonds et du chenal d'accès au port, il décharge sa cargaison : 75 000 rations de combat et de lots pour l'armée libanaise et plus d'une centaine de tonnes de farine ou de blé, car les stocks libanais qui étaient dans des silos sur le port ont été entièrement détruits. Il y a aussi de l'aide médicale et alimentaire et des matériaux de reconstruction, du plâtre, du verre, de l'aluminium. Sans oublier les 750 militaires à bord, dont 400 soldats du génie dont le rôle sera essentiel.

Le porte-hélicoptère français, le Tonnerre, en cours de déchargement au port de Beyrouth, le vendredi 14 août.
Le porte-hélicoptère français, le Tonnerre, en cours de déchargement au port de Beyrouth, le vendredi 14 août. (JOSEPH EID / AFP)

Mission du Tonnerre : "Faire des travaux de remblais, des travaux de dégagement des quais, voire de reconstruction, que ce soit des travaux sous-marins ou des travaux à quai, voire sur des installations des bâtiments pour pouvoir permettre à la remise en état des différentes installations jugée comme prioritaire par les autorités libanaises", détaille le capitaine Étienne, porte-parole de la marine française. 

Priorité à la reconstruction du port de Beyrouth et à l'aide à la population

Prioritaire, la réhabilitation rapide du port de Beyrouth, le poumon économique du pays. Prioritaire aussi, l'aide à la population qui sera distribuée directement par l'armée libanaise, insiste un général libanais : "Il n'y a pas tellement de confiance, peut-être, dans d'autres institutions de l'État. Mais d'un autre côté, il y a une grande confiance dans l'armée libanaise. C'est pour cela qu'il y a une coordination totale avec toutes les ambassades, mais surtout avec l'ambassade française."

Évidemment, tout est fait avec une transparence totale.Un général libanaisà franceinfo

Le porte-hélicoptères Tonnerre abrite aussi un hôpital de 55 lits à bord. Il va rester au Liban pendant quelques jours. Dès ce week-end, il sera rejoint par un autre navire affrété par la marine française, le Calao, qui transporte des engins de chantier et du matériel lourd.

Le porte-hélicoptères "Tonnerre" arrive à Beyrouth. Le reportage d’Aurélien Colly
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