Explosions à Beyrouth : au moins 113 morts et des dizaines de disparus, selon un nouveau bilan

Le bilan matériel est également très lourd, avec des dommages qui concernent la moitié de la capitale libanaise et qui se chiffrent à 3 milliards de dollars.

Les dégâts à Beyrouth, le 5 août 2020, au lendemain des deux explosions qui ont secoué la capitale libanaise.
Les dégâts à Beyrouth, le 5 août 2020, au lendemain des deux explosions qui ont secoué la capitale libanaise. (HOUSSAM SHBARO / ANADOLU AGENCY)
Ce qu'il faut savoir

>> Ce direct est terminé. Suivez les dernières informations sur la situation au Liban dans notre nouveau direct du 6 août.

Au moins 113 personnes sont mortes et 4 000 ont été blessées dans les deux énormes explosions survenues dans le port de Beyrouth, au Liban, mardi 4 août, selon un dernier bilan communiqué mercredi 5 août, dans l'après-midi. Des dizaines de personnes sont par ailleurs portées disparues. Le bilan matériel est également très lourd : selon le gouverneur de la ville, 300 000 personnes sont sans domicile et les dommages, qui concernent la moitié de la ville, se chiffrent à 3 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros). Suivez notre direct.

 Etat d'urgence pour deux semaines à Beyrouth. Le gouvernement libanais a décrété "un état d'urgence dans la ville de Beyrouth pendant deux semaines", a annoncé en conférence de presse la ministre de l'Information, Manal Abdel Samad, mercredi 5 août, précisant qu'"un pouvoir militaire suprême sera immédiatement chargé des prérogatives en matière de sécurité". 

 Emmanuel Macron se rendra jeudi au Liban. Le Président français fera un point sur la situation avec l’ensemble des acteurs politiques, a appris franceinfo auprès de l'Elysée. Le chef de l'Etat français rencontrera son homologue libanais Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab. La France a par ailleurs décidé d'envoyer trois avions militaires au Liban, avec plus de six tonnes de matériel sanitaire. De son côté, Jean Castex réunira l'ensemble des ministres concernés pour coordonner l'aide, mercredi à 16 heures. 

 300 000 personnes sans domicile, selon le gouverneur de la ville.  Le bilan matériel est également très lourd : selon le gouverneur de la ville, 300 000 personnes sont sans domicile et les dommages, qui concernent la moitié de la ville, se chiffrent à 3 milliards de dollars (2,5 milliards d'euros).

 Le nitrate d'ammonium à l'origine du sinistre. Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a affirmé que ces détonations étaient notamment dues à l'explosion de quelque 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium, substance qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d'explosifs. Ce produit a déjà causé plusieurs accidents industriels, dont l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, en septembre 2001.

Une explosion enregistrée par les appareils sismiques. Les immeubles ont tremblé et les vitres ont été brisées à des kilomètres à la ronde. Le souffle a été ressenti jusque sur l'île de Chypre, à plus de 200 km. Dans la soirée, l'institut américain de géophysique (USGS), basé en Virginie, a précisé que ses capteurs avaient enregistré l'explosion comme un séisme de 3,3 sur l'échelle de Richter.

La France envoie de l'assistance humanitaire. La France a annoncé l'envoi d'un détachement de la sécurité civile et de "plusieurs tonnes de matériel sanitaire" à Beyrouth, ainsi que l'arrivée d'urgentistes "au plus vite".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BEYROUTH

23h45 : Les images compilées par France 2 de l'explosion de Beyrouth.


23h33 : "Et derrière ça, en parallèle, il faut essayer de nettoyer, d'essayer de remettre en place le plus vite possible les infrastructures dont on a besoin pour faire marcher un pays, à savoir les hôpitaux, les systèmes de santé, les écoles et tous les principaux organes d'une société. Et ensuite, on s'attaque aussi au logement."

Patrick Coulombel a estimé qu'il faudrait plusieurs années pour effacer les cicatrices de la catastrophe survenue à Beyrouth.

23h31 : "L'urgence, c'est évidemment d'essayer de sauver des vies, soigner les gens et de nourrir les gens qui ont besoin éventuellement. C'est l'urgence technique, alimentaire et médicale. Et juste après ça, l'immédiateté, c'est de nettoyer, déblayer et de sécuriser les lieux. Sécuriser les lieux, c'est de mettre en place des périmètres de sécurité pour les bâtiments qui sont dangereux et éventuellement les évacuer. Donc ça demande une expertise d'ingénieurs, d'architectes spécialisés sur ces sujets-là."

Patrick Coulombel a estimé qu'il faudrait plusieurs années pour effacer les cicatrices de la catastrophe survenue à Beyrouth.

23h28 : La reconstruction de Beyrouth "va durer plusieurs années, pour qu'on ne voie plus les stigmates de cette catastrophe", a expliqué ce soir sur franceinfo Patrick Coulombel, co-fondateur de la fondation Architectes de l'urgence, au lendemain des explosions dans le port de la capitale libanaise.

23h06 : L'institution a assuré pouvoir "déployer son expertise pour entreprendre une évaluation rapide des dommages et des besoins et pour élaborer un plan de reconstruction conformément aux normes internationales", selon un communiqué publié ce soir.

23h06 : La Banque mondiale a dit se tenir prête à mobiliser les ressources dont elle dispose pour aider le Liban, après la gigantesque explosion qui a fait plus de 100 morts, des milliers de blessés, et a ravagé une partie de Beyrouth hier.

22h37 : L'Algérie va envoyer à Beyrouth quatre avions et un bateau chargés d'aide humanitaire, avec des équipes médicales, des pompiers, des vivres et des matériaux de construction, indique ce soir selon un communiqué de la présidence publié mercredi soir.

22h14 : Merci pour cette photo @Nancy_Liban !

22h13 : Ce soir, la Place Stanislas à Nancy est aux couleurs du Liban.

22h11 : Qu'est-ce qui vous intéresse, ce soir sur franceinfo.fr ? Voici trois des articles les plus consultés.

  • Causes de l'accident, situation humanitaire, réactions sur place et à l'international... Tout ce que l'on sait des explosions survenues à Beyrouth
  • La rentrée "ne sera pas une rentrée scolaire habituelle" mais il y aura "moins de mesures de distanciation" qu'à la mi-mai, a indiqué Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, invité de France Inter ce matin.
  • L'un des grands chefs indigènes du Brésil, Aritana Yawalapiti, est mort du Covid-19. Il était connu pour être un inlassable défenseur de la forêt amazonienne.

21h51 : "Je m'informe sur ce qui s'est passé", a indiqué le ministre américain de la Défense lors d'un forum en ligne. "La plupart des gens pensent que c'est un accident, comme cela a été rapporté", a-t-il ajouté, questionné au sujet de la catastrophe de Beyrouth.

21h49 : Le chef du Pentagone Mark Esper a évoqué ce soir la thèse d'un accident à propos des explosions ayant ravagé Beyrouth, contrairement à ce qu'affirmait la veille Donald Trump, seul chef d'Etat à avoir assuré que des experts militaires lui avaient parlé d'une "bombe".

21h45 : L'équipe de pompiers italiens est partie dans l'après-midi de Pise pour Beyrouth afin "d'apporter un soutien technique sur les risques chimiques et bactériologiques, ainsi que sur l'évaluation de l'état des structures endommagées", indique un communiqué de la protection civile italienne.

21h45 : L'Italie a envoyé à Beyrouth quatorze pompiers spécialisés dans l'évaluation des risques chimiques et des structures endommagées après les explosions ayant ravagé le port de la capitale libanaise, a-t-on appris de source officielle.

20h06 : Il est 20 heures et voici les principales informations de la soirée.

• Des reprises de feu ont lieu dans plusieurs secteurs des Bouches-du-Rhône, à Rognac et Vitrolles notamment. La circulation est rétablie, ce soir, sur l'autoroute A55 à hauteur de Martigues (viaduc de Martigues), indiquent France Bleu Provence et le PC mobilités de Radio France. Plus aucune bretelle d'entrée ou de sortie n'est coupée. Une partie des 2 000 personnes évacuées hier soir en raison de l'incendie de Martigues vont pouvoir rentrer dans leurs habitations et lieux de villégiature. Suivez notre direct.


• Le gouvernement libanais a décrété l'état d'urgence pour deux semaines à Beyrouth. La sécurité de la capitale a été confiée à l'armée. Le gouvernement a également chargé les autorités militaires de placer en résidence surveillée l'ensemble des personnes impliquées depuis 2014 dans la gestion de l'entrepôt du port de la capitale. Notre article sur ce que l'on sait des explosions.


Une troisième personne a été placée en garde à vue après une violente agression dans une laverie du Val-d'Oise, a appris franceinfo de source proche. Une première personne avait été interpellée hier, une deuxième s'était présentée elle-même aux enquêteurs ce matin, après l'agression dimanche après-midi d'un client d'une laverie qui avait demandé à ce qu'un autre client porte un masque.


• Une partie de la France va subir à partir de demain une nouvelle canicule, a priori moins intense que celle de la semaine dernière, mais qui pourrait durer une semaine sur certaines régions, selon Météo-France.


19h17 : Quant à Israël, son Premier ministre Benjamin Netanyahu a présenté aujourd'hui les condoléances du gouvernement au peuple libanais lors d'un débat au Parlement. Le pays a proposé "une aide humanitaire et médicale" à Beyrouth.

19h18 : Le gouvernement libanais semble résolu à punir les personnes impliquées dans le stockage de ce nitrate d'ammonium, comme vous pouvez le lire dans cet article de nos confrères de L'Orient-Le Jour. Par ailleurs, le Hezbollah a appelé hier toutes les forces politiques du Liban à s'unir afin de surmonter une "douloureuse catastrophe".

19h17 : Bonsoir @Loubnania. Effectivement, beaucoup de rumeurs et de fausses informations circulent sur les réseaux sociaux. A cette heure, les autorités libanaises se sont bornées à indiquer que l'explosion pourrait être liée aux 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans le port de la ville.

19h11 : Bonsoir, pardonnez-moi d'insister, je réitère une question. Dans les groupes de discussion et sur les réseaux sociaux, nous voyons passer des rumeurs sur cette explosion à Beyrouth, accusant tantôt le Hezbollah, tantôt Israël... Nous nous attendions à entendre ces échos, peut-être infondés, mais savez-vous si la piste d'explosions volontaires a été définitivement écartée ? Je reformule aussi mon soutien à toutes les personnes touchées de trop près ou de loin par les déflagrations, mes pensées à toutes les victimes.

18h55 : Le Tribunal spécial pour le Liban s'est dit "profondément attristé et choqué par les événements tragiques qui ont frappé" Beyrouth hier soir, exprimant "sa solidarité avec le peuple libanais en ces moments difficiles".

18h52 : L'annonce du verdict, initialement prévue vendredi, est reportée au 18 août "par respect pour les innombrables victimes" et "afin de respecter le deuil national de trois jours déclaré au Liban", a fait savoir le tribunal basé aux Pays-Bas dans un communiqué.

18h51 : Le Tribunal spécial pour le Liban a annoncé reporter la lecture du jugement dans le procès de quatre hommes accusés d'avoir participé en 2005 à l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, suite aux explosions qui ont ravagé Beyrouth hier.

18h15 : Il est l'heure de faire un point sur l'actualité :

• Le gouvernement libanais a décrété l'état d'urgence pour deux semaines à Beyrouth. La sécurité de la capitale a été confiée à l'armée. Notre article sur ce que l'on sait des explosions.

• Le gouvernement a également chargé les autorités militaires de placer en résidence surveillée l'ensemble des personnes impliquées depuis 2014 dans la gestion de l'entrepôt du port de la capitale où les milliers de tonnes de nitrate d'ammonium stockées depuis six ans ont explosé. Suivez notre direct.

• Des reprises de feu ont lieu dans plusieurs secteurs des Bouches-du-Rhône, à Rognac et Vitrolles notamment. L'A7 dans le sens Marseille-Lyon a été fermée. Suivez notre direct.

• Une partie de la France va subir à partir de demain une nouvelle canicule, a priori moins intense que celle de la semaine dernière, mais qui pourrait durer une semaine sur certaines régions, selon Météo-France.

18h04 : Le bilan de l'explosion s'alourdit à 135 morts et près de 5 000 blessés, annonce le ministre libanais de la Santé cité par la chaîne de télévision Al Manar.

17h53 : Airbus publie à son tour des images satellites de Beyrouth avant et après les explosions.

17h37 : "Là, on sait que c'est du nitrate d'ammonium mais on ne sait pas quelle était la finalité de ce produit. Était-il un produit qui avait été fabriqué en vue d'être utilisé comme fertilisant ou en vue d'être une matière première pour fabriquer des explosifs?"

"Le nitrate d'ammonium était stocké depuis six ans, il ne répondait sûrement plus aux critères techniques", affirme sur franceinfo Marie-Astrid Soenen, responsable du pôle substances à l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris).

17h39 : Au moins 113 personnes sont mortes, 4 000 blessées, et des dizaines sont portées disparues, selon un nouveau bilan fourni par le ministre de la Santé, Hamad Hassan. "Il y a certainement encore [des victimes] sous les décombres et nous recevons des dizaines d'appels pour des disparus", a-t-il précisé.

17h44 : Sous le mot-dièse #OurHomesAreOpen, des centaines de Libanais proposent aux sinistrés de les héberger chez eux. Le gouverneur de la ville a indiqué que quelque 300 000 personnes avaient perdu leur domicile. Les dégâts matériels représentent un coût situé entre 3 à 5 milliards de dollars.

17h15 : Au lendemain de la catastrophe, des habitants réparent et nettoyent les dégâts causés par les déflagrations.







(Hussein Malla/AP/SIPA

17h44 : "Cette marchandise [le nitrate d'ammonium] était stockée dans un hangar du port de Beyrouth. Ces hangars sont dirigés et exploités par la direction du port. Et cette direction est sous la tutelle du ministère des Travaux".

A L'Orient-le-Jour, le responsable affirme n'avoir jamais été écouté par la justice, malgré ses alertes. "Je ne veux accuser personne, car il y a une enquête judiciaire en cours. Mais chaque carton qui est entreposé dans le port de Beyrouth relève de la responsabilité de la direction de ce port", prévient-il.

17h05 : Le parquet de Paris ouvre une enquête sur les explosions à Beyrouth. Au moins 21 personnes de nationalité française ont été blessées, rapporte un journaliste de Libération, citant un communiqué du procureur. L'enquête pour "blessures involontaires" sera menée par le pôle des accidents collectifs.

17h48 : L'entreprise Planet, spécialisée dans l'observation de la Terre grâce aux images satellites, publie deux clichés du port de Beyrouth, l'un avant, l'autre après les explosions. La première photo a été prise en mai dernier et l'autre date d'aujourd'hui.

16h52 : Le gouvernement libanais réclame l'assignation à résidence de toute personne impliquée dans le stockage des tonnes de nitrate d'ammonium depuis l'arrivée de la cargaison à Beyrouth en 2014 jusqu'à l'explosion hier, annonce la ministre de l'Information, sans toutefois donner plus de détails.

16h49 : Le journaliste Timour Azhari, correspondant pour Al-Jazeera à Beyrouth, raconte sur Twitter la colère des Libanais au lendemain des explosions. Certains voient dans la destruction du bâtiment d'EDL, qui gère le réseau public de l'électricité, le symbole d'une "corruption en ruine".

16h45 : "Un pouvoir militaire suprême sera immédiatement chargé des prérogatives en matière de sécurité", a précisé la ministre de l'Information, Manal Abdel Samad, lors d'une conférence de presse.

16h34 : Le gouvernement libanais décrète l'état d'urgence pendant deux semaines dans la capitale libanaise.

16h46 : "La catastrophe du port n'implique pas les 'suspects' habituels – le Hezbollah, Israël, le terrorisme djihadiste ou le gouvernement de la Syrie voisine. La vérité semble à la fois plus terne et plus inquiétante : des décennies de pourriture à tous les niveaux des institutions libanaises ont détruit le port de Beyrouth."

Dans une tribune publiée sur le New York Times (en anglais), Faysal Itani pose son regard sur la catastrophe et son pays. Pour lui, les explosions ne sont que le résultat d'un "statu quo" qui prévaut dans le pays depuis de longues années.

16h04 : La catastrophe frappe Beyrouth s'ajoute à la grave crise financière qui touche le Liban depuis des années. Chercheuse en géopolitique à l'Université de Lorraine, Lina Kennouche décrypte les enjeux géo-économiques sur le site The Conversation.

15h56 : Les évêques maronites ont annoncé que leurs établissements seraient ouverts pour accueillir les sinistrés, rapporte L'Orient-le-Jour. "Nous ferons tout ce qui est possible pour aider les personnes qui ont souffert de l'explosion, en fournissant notamment des vivres et du matériel médical", ont-ils annoncé.

16h17 : Les hélicoptères sillonnent le ciel de Beyrouth et des équipes de plongeurs cherchent d'éventuels disparus dans les eaux du port où des victimes ont été projetées par la force de l'explosion. La 2e photo a été prise hier.





(AFP)

16h16 : Selon deux documents que Reuters a pu consulter, les douanes libanaises ont demandé en 2016 et en 2017 à la justice de prier "l'agence maritime concernée" de ré-exporter ou d'approuver la vente du nitrate d'ammonium déchargé et stocké au hangar n°12, afin d'assurer la sécurité sur le port. L'un des documents évoque des demandes similaires remontant à 2014 et 2015.

15h36 : Dans la capitale, les hôpitaux, déjà éprouvés par l'épidémie de coronavirus, sont saturés. Certains blessés sont soignés dans la rue en attendant les trois hôpitaux de campagne, qui seront prêts demain. Sur les brancards, la plupart des personnes sont à peine conscientes. Reportage de France 2.

15h19 : "Le temps est à être main dans la main face à des défis qui nous concernent tous, et à réfléchir à des solutions réalistes offrant la capacité de nous relever."

15h18 : L'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri, en déplacement sur les lieux détruits par la double explosion, a été interpellé par des dizaines de personnes. En réponse, ses partisans ont déboulé sur la place des Martyrs et ont attaqué, certains à coups de bâtons et de pierres, les manifestants, faisant plusieurs blessés, rapporte L'Orient-le-Jour.

15h56 : À Roissy, 55 militaires de la sécurité civile ont décollé à la mi-journée pour le Liban. Deux médecins et deux infirmiers figurent à leurs côtés, ainsi que 15 tonnes de matériel sanitaire, des chiens et un drone. "Quand vous allez arriver à Beyrouth, vous allez arriver quasiment en zone de guerre", a averti le colonel Rouquayrol. Reportage.

55 militaires de la sécurité civile s\'appêtent à embarquer pour le Liban, le 5 août 2020 à l\'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.


(ALICE KACHANER / RADIOFRANCE)