Démission du gouvernement libanais : "La rue a gagné une bataille, elle doit encore en gagner d'autres", estime le rédacteur en chef de "L'Orient-Le Jour"

Selon Michel Touma, le nouveau gouvernement libanais devra être constitué "de ministres non partisans, qui soient indépendants et suffisamment honnêtes pour mettre en chantier le redressement sur le plan économique, financier, commercial et la reconstruction de Beyrouth".

Un manifestant libanais brandissant le drapeau de son pays à Beyrouth, le lundi 10 août 2020.
Un manifestant libanais brandissant le drapeau de son pays à Beyrouth, le lundi 10 août 2020. (JOSEPH EID / AFP)

"La rue a gagné une bataille, elle doit encore en gagner d'autres, on n'est pas au bout de nos peines ", a déclaré, lundi 10 août, sur franceinfo, Michel Touma, rédacteur en chef du quotidien L’Orient-Le Jour, juste après l'annonce de la démission du gouvernement libanais, six jours après la double explosion qui a frappé la capitale, Beyrouth.

Cette démission était l'une des principales revendications de la rue.Michel Touma, rédacteur en chef de l'Orient-Le Jourà franceinfo

Michel Touma rappelle que "le Hezbollah était totalement opposé à la démission du gouvernement. Mais face à la position d'une bonne partie des ministres, ils ont dû se soumettre au fait accompli. Deux ministres avaient démissionné hier, trois ou quatre autres étaient sur le point de présenter leur démission, les dés étaient jetés".

"Le défi actuellement est de former un gouvernement neutre, de ministres non partisans, qui soient indépendants et suffisamment honnêtes pour mettre en chantier le redressement sur le plan économique, financier, commercial et la reconstruction de Beyrouth", estime le rédacteur en chef.