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Le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est dit prêt à quitter le pouvoir "dignement"

Le chef de l'Etat a toutefois démenti l'imminence d'un accord sur un transfert du pouvoir, ajoute la chaîne de télévision Al Arabia à laquelle il a accordé une interview.L'opposition a, selon lui, revu ses exigences à la hausse après l'ouverture des négociations.
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Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, à l'Elysée, à Paris, le 12 octobre 2010. (AFP)

Le chef de l'Etat a toutefois démenti l'imminence d'un accord sur un transfert du pouvoir, ajoute la chaîne de télévision Al Arabia à laquelle il a accordé une interview.

L'opposition a, selon lui, revu ses exigences à la hausse après l'ouverture des négociations.

Un peu plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Aboubaker al Kirbi avait affirmé qu'un accord sur une transition pacifique, qui reprendrait l'offre du président Saleh de démissionner dès la fin de l'année, aurait pu intervenir dès samedi.

La perspective d'une issue rapide au mouvement de contestation qui agite le Yémen depuis janvier a été aussi nuancée par le chef de la coalition de l'opposition qui a fait savoir que les divergences restaient fortes entre les deux camps.

Contesté depuis des semaines, le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, s'est dit prêt vendredi à remettre le pouvoir entre "des mains sûres" pour éviter un bain de sang.

Le ministère des Affaires étrangères yéménite a précisé qu'un éventuel accord se baserait sur la dernière concession du président yéménite, qui a proposé de démissionner d'ici la fin de l'année après des élections anticipées et l'élaboration d'une nouvelle constitution.

De sources politiques yéménites, on indique que deux canaux de négociations ont été ouverts pour tenter de parvenir à une transition pacifique.

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