Le président du tribunal pénal du Caire a annoncé lundi le report au 5 septembre du procès d'Hosni Moubarak

Le président du tribunal, Ahmed Refaat, a déclaré que l'ancien président et son ex-ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, seraient jugés au cours d'un seul et même procès, accédant ainsi à l'une des principales demandes des avocats des familles des victimes.Il a précisé que les audiences se tiendraient désormais à huit-clos.

Image de la télévision égyptienne montrant Moubarak dans une civière à son arrivée au tribunal (15/08/2011)
Image de la télévision égyptienne montrant Moubarak dans une civière à son arrivée au tribunal (15/08/2011) (AFP / Egyptian TV)

Le président du tribunal, Ahmed Refaat, a déclaré que l'ancien président et son ex-ministre de l'Intérieur, Habib el-Adli, seraient jugés au cours d'un seul et même procès, accédant ainsi à l'une des principales demandes des avocats des familles des victimes.

Il a précisé que les audiences se tiendraient désormais à huit-clos.

Habib El Adli est également poursuivi pour le meurtre de manifestants. Son procès avait repris dimanche et avait été ajourné au 5 septembre.

L'annonce que les deux hommes allaient être jugés ensemble a été accueillie par des cris de joie et des applaudissements des avocats des familles des victimes, qui ont lancé "Allah akbar" (Dieu est grand) à plusieurs reprises.

Le juge a aussi décidé de mettre fin "à la diffusion télévisée des audiences afin de préserver l'intérêt général". Les deux audiences du procès ont été jusqu'ici diffusées en direct à la télévision publique et massivement suivies par les Egyptiens.

Hosni Moubarak a comparu, couché sur une civière, dans le box des accusés, avec ses deux fils qui se tenaient à ses côtés. Ceux-ci semblaient vouloir l'abriter des caméras, comme lors de la première audience le 3 août.

L'ancien président est accusé d'avoir donné l'ordre de tirer à balles réelles sur les manifestants qui étaient descendus à partir du 25 janvier dans la rue pour réclamer son départ. Il est également accusé de corruption et d'avoir permis la vente de gaz égyptien à Israël à des prix inférieurs à ceux du marché.

Près de 850 personnes ont été tuées lors de cette révolte populaire sans précédent en Egypte.