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Le ton monte entre l'Iran et les Occidentaux sur le nucléaire

Après la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique affirmant que Téhéran a cherché à concevoir une arme atomique, Etats-Unis et Europe réfléchissent à des sanctions alors que Téhéran fait la sourde oreille. 

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Un réacteur nucléaire dans le sud de l'Iran à 1 200 km de Téhéran, le 26 octobre 2010. (AK/JH/GT/MRO/JA)

Les pays occidentaux promettent de sortir le bâton mais l'Iran rétorque qu'il va poursuivre son programme nucléaire. Au lendemain de la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) émettant de "sérieuses inquiétudes" concernant le secteur nucléaire iranien, le ton monte, mercredi 9 novembre. FTVi fait le point.

• L'Europe et les Etats-Unis réfléchissent à de nouvelles sanctions 

La France et le Royaume-Uni prônent des "sanctions nouvelles et fortes" si l'Iran refuse de coopérer sur le dossier nucléaire. Paris et Londres ont exprimé, mercredi soir, "leur très vive préoccupation concernant la dimension militaire du programme nucléaire iranien". La France estime que la saisine du Conseil de sécurité de l'ONU "s'impose". Quant à la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, elle a estimé que le rapport de l'AIEA "aggrave sérieusement" les inquiétudes de la communauté internationale sur la nature du programme nucléaire iranien. 

De leur côté, les Etats-Unis réfléchissent aux moyens d'une possible "pression supplémentaire" sur l'Iran. "Ce sont des allégations très graves, des accusations graves, et l'Iran doit, enfin, dialoguer de façon crédible et transparente avec l'AIEA pour répondre aux inquiétudes", a commenté Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat. 

L'Iran "ne reculera pas d'un iota"

Le président Mahmoud Ahmadinejad a été clair mercredi : son pays "ne reculera pas d'un iota" sur son programme nucléaire. Il a réaffirmé, lors d'un discours retransmis à la télé, que le pays n'avait "pas besoin de la bombe atomique".

FTVi
 

Par ailleurs, le représentant iranien auprès de l'AIEA accuse le directeur général de cette agence onusienne d'avoir agi de façon "partiale, politique et non professionnelle" en entérinant la publication "de fausses accusations d'un petit nombre de pays incluant les Etats-Unis".

Téhéran "ne laissera pas sans réponse cette erreur historique", a-t-il averti, ajoutant que l'Iran a l'intention de coordonner cette "réponse" avec d'autres Etats membres opposés à la publication de ce rapport, notamment la Russie, la Chine et les pays du mouvement des non-alignés.

• L'Iran menace Israël de "destruction" en cas d'attaque

Le chef d'état-major adjoint des forces iraniennes, le général Massoud Jazayeri, a menacé mercredi Israël de "destruction" si ce pays attaquait ses installations nucléaires. "Le centre (nucléaire israélien) de Dimona est le site le plus accessible que nous pouvons viser, et nous avons des capacités encore plus importantes. A la moindre action d'Israël (contre l'Iran), nous verrons sa destruction", a averti le général Jazayeri cité par la télévision iranienne en arabe Al-Alam.

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