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Trois Palestiniens tués dans des heurts avec les forces israéliennes

Des affrontements avec la police ont eu lieu quasi quotidiennement cette semaine. Ils interviennent après la mort deux policiers israéliens, dans la vieille ville de Jérusalem.

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France Télévisions
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Des affrontements entre forces de l'ordre israéliens et Palestiniens à Jérusalem, le 21 juillet 2017. (MAHMOUD IBRAHEM / ANADOLU AGENCY)

La tension est à nouveau montée d'un cran à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. Au moins trois Palestiniens ont été tués et des centaines ont été blessés après la traditionnelle prière du vendredi lors de heurts  entre les forces de l'ordre israéliennes et des manifestants palestiniens, vendredi 21 juillet.

Que s'est-il passé ?

Selon le ministère de la Santé palestinien , un Palestinien a été tué par les forces israéliennes lors de heurts dans le quartier d'Al-Tur à Jérusalem-Est. Un deuxième Palestinien a été tué par balle dans le quartier de Ras al-Amoud, près de la vieille ville à Jérusalem-Est, et un troisième est mort après avoir été touché au cœur par balles à Abou Dis, en Cisjordanie occupée, a ajouté le ministère, sans donner plus d'informations sur les circonstances de ces deux derniers décès.

Le Croissant rouge, les services de premiers secours palestiniens, ont indiqué que 109 Palestiniens avaient été blessés, dont 38 hospitalisés, dans les heurts à Jérusalem-Est. En Cisjordanie, 282 Palestiniens ont été blessés dont 98 par des balles réelles ou en caoutchouc, selon la même source.

Après avoir débuté à Jérusalem-Est, les heurts se sont en effet propagés à la Cisjordanie occupée où, selon l'armée israélienne, 3 000 Palestiniens se sont rassemblés en plusieurs points, les affrontements les plus violents ayant lieu à Qalandiya, près de Ramallah, et à Hébron, dans le sud du territoire palestinien. Dans ces deux villes, l'armée a répondu aux jets de pierres en utilisant des moyens anti-émeutes, a indiqué une porte-parole de l'armée.

Quel est le contexte de ces manifestations ?

Elles interviennent une semaine après une attaque à l'arme à feu qui a coûté la vie à deux policiers israéliens le 14 juillet dans la vieille ville de Jérusalem. Israël, selon qui les armes des assaillants avaient été cachées sur l'esplanade des Mosquées, avait alors décidé d'installer des détecteurs de métaux aux entrées de ce site ultra-sensible, le troisième lieu saint de l'islam, mais également révéré par les juifs comme le Mont du temple.

Cette mesure avait provoqué la colère des Palestiniens. Pour protester contre les portiques de sécurité, les fidèles ne prient plus sur l'esplanade des Mosquées depuis dimanche et le font en dehors du site. Des affrontements avec la police ont eu lieu quasi quotidiennement cette semaine.

Par ailleurs, dans le but d'éviter des débordements à l'occasion de la prière du vendredi, habituellement suivie par des milliers de fidèles, la police israélienne a pris la décision exceptionnelle d'interdire aux hommes de moins de 50 ans d'accéder à la vieille ville.

Quelles sont les répercussions ?

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé vendredi soir un "gel des contacts" avec Israël, tant que les nouvelles mesures de sécurité mises en place par l'Etat hébreu autour de l'esplanade des Mosquées ne seraient pas annulées.

La polémique sur les l'installation des détecteurs de métaux s'est propagée dans le monde arabo-musulman. En Jordanie, plus de 8 000 manifestants ont défilé à Amman et dans d'autres villes du pays pour protester contre les nouvelles mesures israéliennes.

D'autre part, les ministres des Affaires étrangères jordanien et émirati ont demandé que le site soit "immédiatement et totalement" rouvert aux fidèles, appelant la communauté internationale à intervenir.

En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan avait exhorté jeudi Israël à retirer les détecteurs de métaux "dans les plus brefs délais possibles", "vu l'importance que revêt [l'esplanade des Mosquées] pour tout le monde musulman".

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