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L'offensive terrestre de l'armée israélienne à Gaza en trois questions

Les soldats de Tsahal, appuyés par des chars et l'aviation, interviennent depuis jeudi en territoire palestinien. Une opération militaire de grande envergure qui intervient alors que la communauté internationale appelle à un cessez-le-feu.

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France Télévisions
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Une attaque israélienne dans la bande de Gaza, vendredi 18 juillet 2014. (SUHAIB SALEM / REUTERS)

Israël a mis ses menaces à exécution. Après les frappes aériennes, les soldats de l'Etat hébreu, appuyés par des chars et l'aviation, combattent dans la bande de Gaza,  vendredi 18 juillet. C'est le deuxième jour d'une opération terrestre censée anéantir les infrastructures et la puissance de feu du Hamas.

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Vingt-trois Palestiniens ont été tués en quelques heures ainsi qu'un soldat israélien depuis le début de l'offensive, jeudi soir, qui a été  lancée malgré les appels de la communauté internationale à éviter l'escalade et les pertes civiles.

1 Quel est l'objectif de l'armée israélienne ?

L'objectif principal des forces terrestres entrées à partir de plusieurs points dans la bande de Gaza, enclavée entre Israël, l'Egypte et la mer Méditerranée, est de détruire les tunnels souterrains construits par le Hamas pour faire entrer des marchandises, de l'argent et surtout des armes.

Selon un communiqué de l'armée publié vendredi, les soldats ont engagé des combats "neutralisant 14 terroristes dans des échanges de tirs" et ont détruit "20 lance-roquettes, mené 9 frappes sur des tunnels et visé 103 autres cibles terroristes". "Les premières indications semblent montrer que les résultats sont en conformité avec les attentes de Tsahal (l'armée israélienne)."

Tout aussi menaçant, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a affirmé qu'"Israël allait payer un prix élevé". "Ce que l'occupant israélien n'a pas réussi à réaliser par ses raids aériens et maritimes, il ne le réalisera pas par son offensive terrestre, qui est vouée à l'échec", a déclaré à l'AFP le chef en exil du mouvement islamiste, Khaled Mechaal. Les combattants du Hamas et du Jihad islamique, son allié, ont continué de lancer des roquettes vers Israël pendant la nuit et en début de matinée.

2 Quel est le bilan ?

Israël a déclenché le 8 juillet une vaste offensive aérienne contre Gaza pour faire cesser les tirs de roquettes mais a décidé jeudi d'"étendre ses opérations" avec un assaut terrestre, après l'échec d'une trêve proposée par l'Egypte.

Depuis, 260 Palestiniens ont été tués et 1 770 blessés, selon des sources médicales palestiniennes. Un civil israélien et un soldat de soldat ont été tués.

La plupart des hostilités se déroulent dans le sud du territoire palestinien, à Khan Younès et Rafah, et dans le nord, non loin de la frontière avec Israël. Le terminal frontalier d'Erez, seul point de passage pour les piétons, a été fermé. L'agglomération de Gaza est désormais une ville fantôme aux rues complètement désertes.

3 Quelles sont les réactions ?

Sur le plan diplomatique, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est attendu vendredi en Egypte et en Israël pour chercher un moyen de mettre un terme au conflit.

Son homologue américain John Kerry a, au cours d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, exhorté Israël à éviter les "dégâts collatéraux" et à être "précis" dans ses cibles. Et le patron de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé à l'Etat hébreu d'agir "bien plus pour faire cesser les pertes civiles".

La Norvège, de son côté, a qualifié d'"inacceptable" l'offensive terrestre engagée la veille par Tsahal dans la bande de Gaza, estimant que les chances de parvenir à un cessez-le-feu n'avaient pas été épuisées.

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