Israël : le nouveau chef de la diplomatie dit à Washington ses "réserves" sur le nucléaire iranien

Il s'agissait de la première rencontre entre Yaïr Lapid et Anthony Blinken, quelques semaines après la fin du règne de Benjamin Nétanyahou.

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Yaïr Lapid, le ministre des Affaires étrangères israélien (à droite), et Anthony Blinken, le secrétaire d'Etat américain, le 27 juin 2021 à Rome (Italie). (ANDREW HARNIK / POOL / AFP)

Le nouveau chef de la diplomatie israélienne, Yaïr Lapid, qui rencontrait pour la première fois son homologue américain Anthony Blinken à Rome (Italie) dimanche 27 juin, a exprimé "les fortes réserves" de l'Etat hébreu concernant les négociations pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien.  

Cet entretien intervient dans un contexte de tractations visant à faire revenir les Etats-Unis au sein de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015, dont l'ancien président américain Donald Trump avait unilatéralement retiré son pays trois ans plus tard. Israël s'oppose à cet accord, qui a contraint Téhéran à réduire son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions internationales. Mais les autorités iraniennes se sont affranchies de certains engagements après le retrait américain. Le nouveau président américain Joe Biden a décidé de négocier un retour de son pays dans l'accord.

Relation apaisée avec les Etats-Unis

"Israël a de fortes réserves concernant l'accord sur le nucléaire iranien en négociation à Vienne", a déclaré Yaïr Lapid en ouverture de son entretien avec Antony Blinken. Mais il a également dit vouloir régler les écarts de vue avec Washington dans les coulisses, en rupture avec l'ex-Premier ministre Benjamin Nétanyahou. Les deux hommes ont aussi expliqué souhaiter préserver le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 21 mai entre Israël et le mouvement islamiste armé Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007.

Yaïr Lapid, devenu chef de la diplomatie israélienne le 13 juin avec le nationaliste Naftali Bennett comme Premier ministre, a accusé l'ancien Premier ministre israélien d'avoir mis en danger le soutien indéfectible des Etats-Unis en se rangeant derrière le Parti républicain de Donald Trump. Le nouveau gouvernement israélien, qui cherche une relation apaisée avec son principal allié historique, considère également la République islamique d'Iran comme une menace importante vis-à-vis d'Israël et a effectué ses propres frappes dans la bande de Gaza. 

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