Israël : le gouvernement échoue à faire renouveler une loi interdisant l'octroi de la citoyenneté aux conjoints palestiniens d'Arabes israéliens

Le nouveau Premier ministre Naftali Bennett s'est heurté aux limites de la sa large alliance politique qui lui avait permis de succéder à Benyamin Nétanyahou.

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France Télévisions
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Le Premier ministre israélien Naftali Bennett au parlement (Knesset) à Jérusalemen 16 juillet 2021. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Le gouvernement israélien n'a pas réussi, mardi 6 juillet, à faire passer une mesure controversée interdisant l'octroi de la citoyenneté aux conjoints palestiniens d'Arabes israéliens, que le Premier ministre Naftali Bennett souhaitait voir renouvelée. Les députés de la Knesset ont voté, sans qu'aucun camp n'obtienne de majorité. Les Palestiniens ayant épousé des Arabes israéliens pourront donc demander la nationalité israélienne.

De nombreuses demandes d'obtention de la citoyenneté israélienne émanent des conjoints palestiniens d'Arabes israéliens, originaires de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, ou de la bande de Gaza, une enclave au sud d'Israël. La loi autorise des demandes d'appels pour des raisons humanitaires, pour des couples avec enfants, pour des raisons de santé et d'autres cas particuliers.

Une coalition divisée sur la question

Depuis sa première adoption en juillet 2003 pendant la deuxième Intifada, cette mesure dite de "la citoyenneté" a été sans cesse renouvelée par la Knesset. Les autorités ont avancé des justifications sécuritaires. Cette année, la mesure est portée par la ministre de l'Intérieur Ayelet Shaked, issue du nouveau gouvernement israélien qui a écarté du pouvoir mi-juin l'ancien Premier ministre Benyamin Nétanyahou après douze ans de règne ininterrompu.

Cette alliance hétéroclite va de la droite à la gauche, en passant par l'appui d'un parti arabe. Or, la coalition était divisée au sujet de cette mesure : deux partis – Meretz (extrême gauche) et Raam (islamiste) – avaient indiqué qu'ils voteraient contre une disposition considérée comme discriminatoire envers la minorité arabe d'Israël, qui représente 20% de la population.

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