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Israël : après la mort d'un bébé palestinien, un extrémiste juif placé en détention administrative

C'est la première fois depuis plusieurs années qu'une mesure de détention administrative, procédure appliquée avant tout contre des Palestiniens, est prise contre un extrémiste juif.

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Un membre des forces de sécurité israéliennes devant la maison incendiée à Doma (Cisjordanie), le 31 juillet 2015. Un bébé palestinien y a été brûlé vif. (JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

Cinq jours après la mort du bébé palestinien brûlé vif en Cisjordanie occupée, les autorités israéliennes veulent afficher leur fermeté à l'encontre des extrémistes juifs. Pour la première fois depuis de nombreuses années, elles ont recouru, mardi 4 août, à l'arme de la détention administrative contre un activiste juif. Une procédure qui était jusqu'à présent appliquée avant tout contre des Palestiniens, indique l'Agence France Presse.

La justice israélienne a par ailleurs ordonné le maintien en garde à vue d'une figure de l'extrémisme juif tandis qu'un deuxième activiste de cette mouvance radicale a été arrêté. 

"Tolérance zéro contre le terrorisme, d'où qu'il vienne"

Le ministre de la Défense a ainsi ordonné le placement en détention administrative, c'est-à-dire sans inculpation ni jugement pour une période de six mois renouvelable, de Mordehaï Mayer. Ce colon israélien a été arrêté mardi en raison de "son implication dans des activités violentes et des attaques terroristes survenues ces derniers temps", selon un communiqué ministériel.

Le texte ne précise pas si Mayer est directement impliqué dans l'incendie criminel d'une maison dans un village palestinien qui a provoqué la mort d'un bébé de 18 mois et très grièvement brûlé ses parents et son frère.

Quelques heures auparavant, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou avait de nouveau promis d'appliquer la loi dans toute sa rigueur contre les extrémistes. "Notre politique est celle de la tolérance zéro contre le terrorisme, d'où qu'il vienne", avait-il assuré.

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